"Un vent de Bretagne"
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Locunolé Korrigan Joséphine La pêche à la baleine Château du Taureau Est-ce que Dédé... |
Le vieux du port
Marion du Faouët Brest by night Vent de Bretagne Chanson d'adieu |
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LOCUNOLE
(Légende des Roches du Diable)
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : XAVIER DIVAL
REFRAIN : Pour Saint-Gwénolé, plus bel héritage,
Loc Gwénolé devint Locunolé,
Et c'est ainsi que dans mon village,
Eglise et chapelle se sont cotoyées.
De Saint-Gwénolé, devint l'ermitage,
Loc Gwénolé devint Locunolé,
Et c'est ainsi que dans mon village,
On entend encore le diable crier.
Quand la cité d'Ys fût engloutie,
Que Lanvedennec fût bientôt construit,
Le bon saint suivit les rives de l'Ellé
Jusqu'à s'installer sur de gros rochers.
Il convertit là un grand nombre d'âmes,
Du pauvre mendiant à la gente dame,
Beaucoup trop nombreuses au goût de Satan
Qui habitait là depuis cent mille ans.
REFRAIN
Mais pour se venger, l'horrible malin,
Qui voulait voler l'amour du bon saint,
Fit rouler les roches jusqu'à la rivière,
Y planta ses griffes dans sa colère.
Dit à Gwénolé qu'il échangerait
Un pont contre l'âme qui le passerait,
Mais le plus malin, malin ne fût pas,
Car Saint Gwénolé fit passer un chat.
REFRAIN
Le diable s'en fût, les jambes à son cou
Et plongea dans l'eau, entre deux cailloux,
Laissant derrière lui un trou si profond,
Que nul n'a jamais pu sonder le fond.
Et dans la forêt, depuis tout ce temps,
Quand la lune affiche son disque d'argent,
On peut voir danser de gentils lutins,
De Locunolé, ce sont les gardiens.
REFRAIN
BALEINE
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL
REFRAIN 1 Du temps, du temps, du temps des baleines,
Du temps qu'on allait brêcher la baleine,
Si loin qu'ça f'sait, qu'ça f'sait pleurer nos belles,
Jupon de velours et mouchoir de dentelle.
En ce temps, les gars, y'avait le roi,
De grands Jésus en croix, et y'avait la foi
Des grands seigneurs pour cracher sur elle,
De pauvres marins qui lui étaient fidèles.
REFRAIN 2 Du temps, du temps, du temps des baleines,
Du temps qu'on allait brêcher la baleine,
Si loin qu'ça f'sait, qu'ça f'sait pleurer nos belles,
Tablier blanc brodé et gros bas de laine.
Les moulins de la lande ne moulaient plus de grain,
De la terre à la côte, on n'avait plus de pain,
Alors on embarquait sur de grands baleiniers
Pour quelques pièces en or et quelques deniers.
REFRAIN 3 Il est révolu, le temps des baleines,
Le temps qu'on allait brêcher la baleine,
Si loin qu'ça f'sait, qu'ça f'sait pleurer nos belles,
Jupon de velours et mouchoir de dentelle.
Y'a plus d'princesse, y'a plus de roi,
Des jésus en croix qui n'ont plus la foi,
Des grands seigneurs qui se servent d'elle,
Pour anéantir de pauvres rebelles.
REFRAIN 4 Il s'en est allé, le temps des baleines,
Le temps qu'on allait brêcher la baleine,
Si loin qu'ça f'sait, qu'ça f'sait pleurer nos belles,
Tablier blanc brodé et gros bas de laine.
Y'a des milliers d'enfants qui meurent de faim
Pendant que nos moulins débordent de grains,
Et si on n'va plus brêcher la baleine,
C'est qu'dans la mer, y'a plus de baleine.
Y'a plus d'baleine...... plus d'baleine........
Y'a plus d'baleine...... plus d'baleine........
Plus d'baleine........... plus d'baleine.
Plus d'baleine........
1er REFRAIN
2ème REFRAIN
1er REFRAIN A capella.
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL
REFRAIN :
Marie la rousse, la Tromel
Marie brigande, la rebelle
Marie la tendre jouvencelle
Marion du Faouët la belle.
Dans d’autres temps, de par chez nous,
Naissait fillette aux cheveux roux,
Regard malice, et corps girond,
Qu’on appela Marion.
Dans nos villages de Bretagne,
De l’océan jusqu’aux campagnes,
Pour pauvres gens, plus guère de grains,
Vides, étaient nos moulins.
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL
CHATEAU DU TAUREAU
Lorsque j'étais enfant, De plaintes et de douleurs
Mon grand-père nous menait Du monstre mugissant.
Aux portes d'océan, A l’ombre de ses murs,
Dans la baie de Morlaix. A l’âge d’espérance,
Il affalait les voiles J’ai rêvé de nature
Au pied du vieux château, D’amour et de souffrance.
Et là, sous les étoiles, J’entendais sur la cale
Saluait le Taureau. Monter de ses cachots,
Et nous passions des heures L’ordre d’un caporal,
A écouter le chant Les cris des matelots.
REFRAIN : Mais c'est comme une corrida
Qui ne doit pas finir comme ça
Car le Taureau n'est pas sauvage,
Il est gardien de nos rivages.
Mais c'est comme une trahison,
Le temps lui donnera raison.
Il a bien trop longtemps lutter
Contre la guerre et les marées.
Et quand je vois les picadors
Planter leurs pieux dans son vieux corps,
Le monstre ne se défend plus
Comme si sa cause était perdue.
Il faut des hommes qui se lèvent
Pour arrêter la main du glaive,
Avant que le toréador
Ne vienne lui donner la mort.
Je veux courir encore Réchauffer ses entrailles
En pays de Morlaix, Ouvertes par les vents.
A l'ombre de ce fort Et vous, Messieurs, les grands,
Bouclier des Anglais N’oubliez surtout pas
Et partager ma vie Que des siècles durant
Entre l'eau et le ciel, Son corps s’est dressé là
Aux portes d'un pays Devant l’envahisseur,
Gardé de citadelles, Et pour que vos ancêtres
Relever les murailles Puissent avoir le bonheur
Effritées par le temps, De vous voir enfin naître.
REFRAIN
Je veux courir encore Qui se mêlent à l’histoire
En pays de Morlaix, Des rêveries d’enfance.
A l’ombre de ce fort Et vous, Messieurs, les grands,
Bouclier des Anglais N’oubliez surtout pas
Remonter tous les âges Que demain nos enfants
Bordant la grande baie Ne vous pardonneront pas
En foulant les rivages D’avoir laissé mourir
De ces chemins de paix, Ce géant qui se traîne
Poser dans ma mémoire Dans un dernier soupir
Ces quelques souvenances Au milieu de l’arène.
REFRAIN
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Jean-Jacques RAMAHEFARIVONY
KORRIGAN
REFRAIN : Allez, viens KORRIGAN rouler dans la poussière,
Tourner dans folle ronde au coeur de la clairière
Sauter et rire un peu dans les chemins de pierres
De roches en récifs pour plonger dans la mer !
Et pendant ce temps, le vieux Gid Mike faisait voler son violon
Buvait, rebuvait de sa bouche avide, Et son frère sonnait de l’accordéon
Manche de vareuse frottant le comptoir On entendait jusqu’à la lande,
A la taverne, il était fort tard. Les refrains, les chants et les voix d’Irlande.
REFRAIN
Quand s'éteindront les dernières chandelles, Et tout en gardant l’allure fière,
Sur le dos de Gid pousseront des ailes, Trois pas en avant et deux en arrière
Il s'en ira, le regard qui luit Il traversera notre bastion
La panse éclatée par le bon whisky. Pour arriver jusqu’à sa maison.
REFRAIN
C'est à nous bientôt de lui apparaître, Quand son corps prendra l’odeur de rosée,
Un coup de vieux tronc pour cogner sa tête ; Nous lui feront goûter la liqueur des prés,
Nous le traînerons dans les ajoncs, Ecouter la mer dans les coquillages
Et sur la lande rouler son bidon. Et voir les sirènes chanter sur la plage.
REFRAIN
Fait de feuillages et de vieux troncs, L’aube claire qui va se lever
Un joli brancard nous fabriquerons. Tout son corps viendra réchauffer
Sur la grêve, nous l'emmènerons Et grande marée qui va monter
D'algues vertes et brunes, nous le couvrirons. Avec le jour, viendra l’éveiller.
REFRAIN
Etranger qui vient voir l'Irlande, Et peut-être alors, auras-du la chance,
Pays de Cornouailles ou celtique lande, Quand tu te seras bien rempli la panse,
Va à la taverne boire du bon whisky D’arriver tout droit dans notre forêt
Et danser la gigue très loin dans la nuit. Elfe ou korrigan, lutin, farfadet.
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Jean-Jacques RAMAHEFARIVONY
JOSEPHINE
REFRAIN :
Joséphine, tu penses,
Ce que tu penses, on ne le sait,
Et dans tes yeux immenses,
On ne peut lire que du regret.
Joséphine, tu penses,
Ce que tu penses, on ne le sait,
Au fond de ton silence,
Sont posés, tous tes secrets.
Tu as les yeux couleur d'azur,
Couleur du fond des océans ;
Pourtant la mer, ta déchirure,
Ne t'a donné que des tourments.
Un soir d'hiver, sans crier gare,
Elle t'a noyé le fond du coeur.
A l'heure où s'allument les phares,
S'en est allé tout ton bonheur.........
REFRAIN
Caché dans ton grand sac noir,
Toujours posé sur tes genoux ;
Il y a tant de désespoir
Dans un carnet de rendez-vous.
De rendez-vous avec la solitude,
De rendez-vous avec l'oubli ;
Avec une vie chargée d'incertitudes,
Une chienne de vie, qui t'a tout pris..
REFRAIN
Tu n'entends plus rugir le vent,
Sous ta fenêtre aux volets clos.
Quand tu portais encore l'enfant
Qui porterait le nom de son bateau.
Voilà bien plus de quarante ans,
Qu'avec quelques vieux, tu t'assoies,
Histoire que passe encore le temps,
Sur le p'tit banc de Locmaria..........
REFRAIN
Quand le soleil, à l'horizon,
Vient s'allonger sur le grand bleu,
Tu lui accordes ton pardon,
Et tu relèves un peu les yeux.
Tu sais que l'âme des naufragés,
Habite le coeur des goëlands,
Et tu voudrais bien t'envoler,
Pour le rejoindre sous le vent ........
REFRAIN
Auteurs : Claude PRIMAULT/Martine RIVES - Compositeur : Claude PRIMAULT
Arrangements : Jean-Jacques RAMAHEFARIVONY
BREST BY NIGHT
Dans le quartier de Recouvrance,
Une fille tourne en permanence,
Elle vient chercher sa pitance
Auprès des marins en partance.
Elle a, sur elle, un téléphone,
Et quand de temps en temps ça sonne,
C'est qu'un client lui bigophone,
Chris, Chris, on la surnomme,
Dans Brest by night, Brest by night.
Quand part se coucher le soleil,
Derrière l'arsenal qui sommeille,
Dans les ruelles qui s'éveillent,
Y'a des bistrots qui s'émerveillent.
On vient d'installer la sono,
Alors on part pour l'apéro,
Du clair obscur au Macao,
Tiens, y'a Duros qu'est au piano,
Dans Brest by night, Brest by night.
En faisant l'détour par Jaurès,
On va jusqu'au port de commerce,
Tout près du Gallion d'la grande Fresque,
Y'a comme une odeur de Guiness.
Le cri du bassan fou résonne
Sur un accordéon qui sonne.
Y'a des marins qui s'abandonnent
Au fond des chopes qui se cognent,
Dans Brest by night, Brest by night.
A l'Etoile, la cloche a sonné
Et le cabaret va fermer,
Mais on est bien trop énervé
Pour aller nous coucher.
D'ailleurs, on a une faim de loup,
On passe un coup de fil à Loulou
Qui nous emmène à la Bossa,
On va se taper une pizza,
Dans Brest by night, Brest by night.
Et moi, comme une mouette en chaleur,
Entre Bruno, le serveur, et Luc, le videur,
Je n'ai pas peur des rodeurs.
Ils nous raccompagnent à la gare,
Mais il n'est pas encore trop tard
Pour boire le dernier chez Jean-Louis
Qui a fini son travesti,
Dans Brest by night, Brest by night.
Bientôt, le jour va faire surface,
Chris, Chris fait sa dernière passe
Et Loulou fait sa dernière course,
Ils vont s'endormir comme des ours.
L'arsenal va se réveiller,
Les journaux seront distribués,
Les travailleurs vont s'activer,
Sur les trottoirs un peu mouillés de Brest by night, Brest by night.
Auteur : MARTINE RIVES - Compositeur : SERGE RIVES
Arrangements : Jean-Jacques RAMAHEFARIVONY
EST-CE QUE DEDE R'VIENDRA UN JOUR ?
REFRAIN : Est-ce que Dédé r'viendra un jour ?
Demande p'tit Louis à sa mère sur le quai.
J'crois bien mon p'tit qu'c'est pour toujours,
Tu sais d'puis l'temps qu'il en rêvait !
Mais tu sais bien qu'la terre est ronde,
Répond p'tit Louis à sa mère sur le port ;
Quand il aura fait l'tour du monde,
Y nous ramènera ses trésors.
On entend sonner le Bagad de Quimper,
Dans la vieille sono du curé,
La chorale a troqué ses cantiques de prières
Pour chanter la chanson de Dédé.
Dans les yeux d'ptit Louis, y'a un peu d'eau salée,
Quand les cloches se mettent à tînter
Qu'une sirène de navire, tout-à-coup, retentit,
Au milieu des bateaux décorés.
REFRAIN
Les chalutiers du port se sont habillés beaux
De guirlandes, de fannions et de fleurs,
Simone et Pélagie font de grands "Kénavo"
Sous le phare qui offre sa lueur.
Dans les yeux d'petit Louis, y'a un peu d'eau salée
Quand vient l'heure où il faut rentrer,
Quand le rêve de Dédé, n'est plus qu'un p'tit point blanc
Emporté par le soleil couchant.
REFRAIN
ET 10 ANS PLUS TARD .................
Petit Louis a grandi, il est d'venu marin.
On n'entend plus parler de Dédé,
Il s'est peut-être perdu sur une île en chemin
Pour épouser une belle Vahinée.
Dans les yeux d'ptit Louis, y'a un peu d'eau salée
Quand le jour, qui s'en va, vient rougir l'horizon,
Qu'il interroge la mer de son grand chalutier
Toujours dans la même direction.
REFRAIN :
Est-ce que Dédé r'viendra un jour
Demande petit Louis à la mer, sur le quai
J'crois bien mon gars qu'c'est pour toujours,
Tu sais d'puis l'temps qu'il en rêvait.
Mais je sais bien qu'la terre est ronde,
Répond petit Louis à la mer, sur le port
Quand il aura fait l'tour du monde
Y r'viendra nous ram'ner ses trésors.
Auteur Compositeur : Michel Léal MARTINEZ
LE VIEUX DU PORT
Il portait à ces lèvres, une pipe de bois
Qui paraît sa figure de pêcheur endurci
Sa barbe grisonnante frisottait de ses doigts,
Ses yeux qui naviguaient comme une barque sans bruit.
Ses yeux qui naviguaient comme une barque sans bruit,
Ses yeux qui s'en allaient sur des îles lointaines,
Je le sentais voguer dans l'ivresse des nuits,
Accroché à la barre près des côtes Irlandaises.
C'était le vieux du port, le barbu, le poète,
Il était toujours là quand les bateaux rentraient.
Assis sur un panier, il regardait la mer,
Au milieu des bonnes femmes, leurs maris attendait.
C'était le vieux du port, le barbu, le poète,
Il était toujours là quand les bateaux rentraient.
Et puis ca s'embrassait, ça sentait bon la fête
Et puis toi qui pensais, et puis toi qui pensais.
J'ai subi des naufrages, essuyé des tourmentes,
Echoué dans l'inconnu des vagues de la mer,
Mes veines qui bouillonnent de pêches écumantes,
Je suis né de la vague quand la marée s'enterre.
Je suis né de la vague quand la marée s'enterre,
Parmi les goélands, au large des cités.
Des voilures qui claquent au soleil qui se lève,
J'ai vieilli sur les mers, par l'écume érodée.
Je suis le vieux du port, le barbu, le poète,
Et je suis toujours là, sur le quai du retour.
Je suis comme un rocher où se posent les mouettes,
Je ne navigue plus, j'attends la fin du jour.
Je suis le vieux du port, le barbu, le poète.
Et je suis toujours là, sur le quai du retour.
Assis sur un panier, je regarde la mer,
Je ne navigue plus, j'attends la fin du jour.
Rappelles-toi, l'ami, nous larguions les amarres,
Il faisait encore nuit quand nous mettions les voiles,
Les femmes, sur le quai, élevaient leurs mouchoirs,
On était un peu triste debout sous les étoiles.
La marée nous portait de ses vagues de brumes,
On ne voyait plus rien du port de Concarneau.
Des premières lueurs, au soleil, qui s'allument,
Ca chantait, sur le pont, la chanson de Margot.
C'était le vieux du port, le barbu, le poète,
Il était toujours là quand les bateaux rentraient.
Assis sur un panier, il regardait la mer,
Au milieu des bonnes femmes, leurs maris attendait.
C'était le vieux du port, le barbu, le poète,
Il était toujours là quand les bateaux rentraient.
Et puis ça s'embrassait, ça sentait bon la fête,
Et puis toi qui pensais, et puis toi qui pensais.
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL
UN VENT DE BRETAGNE
REFRAIN : Et j'oublie comme on oublie celui qui part,
Emportant avec lui un morceau des amarres,
Et j'oublie comme on oublie qu'il n'est pas trop tard
Pour d'autres rendez-vous sur le quai du départ.
Et j'oublie comme on oublie le temps qui fuit
Sur les touches d'un sax rangé dans son étui,
Et j'oublie comme on oublie le coeur trahi,
Vent mauvais emportant avec lui mon ami.
Et j'oublie comme on oublie le temps,
Et j'oublie comme on oublie le vent.
Un vent de Bretagne qui passe
Sur le quai de la gare Montparnasse.
On a mené, à quai, notre bateau perdu,
Aux voiles déchirées, à la coque fendue.
On a bravé tempête et enfin réparé
Pour reprendre la mer à la grande marée.
Et on chantera encore dans les rues, dans les bars,
On se cassera la voix avec quelques fêtards,
On verra se lever le jour sur les trottoirs
De la ville noyée dans un épais brouillard.
REFRAIN
On a vu l'émotion du fond d'un cabaret,
Dans le silence nu de ceux qui se taisaient,
Pour écouter crier l'amour de l'océan,
Et puis, peut-être bien, l'amour tout simplement.
On refait des tournées merveilleuses et brûlantes
Aux refrains ennivrés d'un public qui chante,
Au trac qui vous chauffe les tripes et puis les mains
Et qui vous laisse un goût de vie jusqu'au matin.
REFRAIN
On a vu s'allumer dans des regards d'enfants
La lueur des grands phares et l'oeil du goéland,
Les feux des korrigans, les lanternes des fées
Et l'étoile polaire du retour de Dédé.
Nous offrirons encore, à qui nous accompagne
De ce monde inconnu où l'on perd et l'on gagne.
On a repris la route vers de nouveaux chemins
Pour le pire, le meilleur, pour aller vers demain.
REFRAIN ....
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Jean-Jacques RAMAHEFARIVONY
CHANSON D'ADIEU
Avec encore des chansons, Demain, nous repartirons
Un morceau de bonheur, Vers d’autres citadelles,
Un peu de basse, D’autres escales,
De piano, de guitare et de choeurs. Dans d’autres ports, sous d’autres ciels.
REFRAIN 1
Nous irons pêcher là-bas,
Au bout de notre voyage ;
Après mille et un combats,
Tant de rêves et de mirages
En emportant nos chansons, Demain, nous nous en irons
Au fond de vos mémoires, Cachant sous nos ailes,
Dans vos maisons, Vos émotions,
Au creux de vos vies, dans votre histoire. Et pour grandir, votre soleil.
REFRAIN 2
Quand nos cales seront pleines,
De mots et de mélodies,
Soufflés par belles sirènes,
Nous reviendrons au pays
Pour vous offrir des chansons, Et puis nous repartirons,
Des morceaux de bonheur, Vers d’autres citadelles,
Un peu de basse, D’autres escales,
De piano, de guitare et de choeurs. Sous d’autres ports, sous d’autres ciels.
REFRAIN 3
Moussaillons levez vos mains !
Il est temps de nous quitter.
Nous jet'rons l'ancre demain
Sur des rivages dorés
En emportant nos chansons,
Au fond de vos mémoires,
Dans vos maisons,
Au creux de vos vies, dans votre histoire.
Un beau jour, nous reviendrons,
Cachant sous nos ailes,
Vos émotions,
Et pour grandir, votre soleil.
La la la la la la la la la la la la la la ......