" Si Bretagne m'était contée "

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Si Bretagne m'était contée
Lorient
Le retour de dédé
Tant qu'il y aura des hommes
La chanson de Morvan
Cimetière de bateau
Je vous présente mon capitaine
A L'aube du nouveau millénaire
Acadie
Ar Verniken ( morceau musical )

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Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Eric NEDELEC
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC

SI BRETAGNE M’ETAIT CONTEE Cliquez pour écouter la chanson en realaudio!

 
REFRAIN
Si Bretagne m’était contée
Entre les lignes de quelques vers
Par ces mots bien conservés
Dans la mémoire de ces pères.

Si Bretagne, je racontais
Dans les couplets de mes chansons
Par ces mots qui se taisaient
Aux nouvelles générations

 

Couplet 1

Pour affaiblir ton pouvoir
Et celui de voisine Vendée
Ce qu’on nomma Pays de Loire
A ton âme fut arraché
Anne, la Reine en fût éveillée
Pour rendre Nantes à son berceau.
Ordre donna au peuple entier
De taguer les murs du château.

Couplet 2

Au cœur des cahiers d’histoire
Il est des phrases effacées
Qui devaient conter la gloire
De tes hommes révoltés.
Dans leur tombe, se sont retournés
Ordre, donnèrent au peuple entier
Qu’on recolle les pages arrachées
Au sein des livres des écoliers.

 

Couplet 3

Puis notre langue fût tranchée
Les lèvres des gamins cousues
on les empêcha de parler
Faute de quoi seraient battus.
Quelques meneurs un peu rebelles
Levèrent le poing vers le géant
Ce génocide culturel
Qui vola Breizh à ses enfants.

 
REFRAIN
Si Bretagne m’était contée
Entre les lignes de quelques vers
Par ces mots bien conservés
Dans la mémoire de ces pères

Si Bretagne, je racontais
Dans les couplets de mes chansons
Par ces mots qui se taisaient
Aux nouvelles générations


 
 
 
Auteur : Martine RIVES- Compositeur : Eric NEDELLEC
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC

A L’AUBE DU NOUVEAU MILLENAIRE

 
REFRAIN :

1) A l’aube du nouveau millénaire
Dans nos villages et nos campagnes
On entend le chant de la pierre
Nous raconter notre Bretagne
2) Nous rappeler la triste histoire
De l’héritage de nos pères
Pour que rivages ne soient plus noirs
Et que renaissent à la lumière


1) Un bel oiseau, un champ de choux
Une fontaine et un biniou,
Bateau de bois, un hortensia
Une fille qui vous montre le pas
Un druide blanc, boule de gui
Une serpette et un taillis
Petite fée dans les feuillages
Lutins d’avril et coquillages

REFRAIN

COUPLET 1) +

2) Un hérisson et un renard
Petit étang, mare au canard
Dame du lac et chemin creux
Veillée tranquille au coin du feu
Filets, chaluts, marins pêcheurs
Crêpes qui sentent bon le beurre
Voiles gonflées, café du port
Moulin de lande et genêt d’or

REFRAIN

COUPLET 1) + COUPLET 2) +


3 ) Marais salants et sable fin
Brume qui se lève au matin
Montagne bleue, pierre de granit
Bouquet d’ajonc et mégalithe
Une biquette et un cochon
Une prairie, un champignon
Un chant d’amour au paysage
Mouton, belette et blanc nuage.

 
 
Auteurs Martine RIVES et Bernard RAUD - Compositeur Eric NEDELEC
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC

ACADIE


Ce n'est pas de ma mémoire
Que viennent ces maux d'hier
Mais je vous porte l'histoire
De notre voisin des mers.

Abordant outre-Atlantique
Un pays de grands sapins,
Dans le nord de l'Amérique
Peuplé par les Acadiens.

REFRAIN :
Et n'en déplaise à la reine.
Mort à la Nouvelle Ecosse !
L'Acadie est mon domaine
Je ne veux pas de ces noces.
Qu'elle me rende enfin mes terres,
Lui souffle depuis longtemps
Mais l'oreille d'Angleterre
Est en grand dérangement.

"Faites offrandes de vos biens
A la dame britannique,
Allez mendier comme chien,
Au delà de l'Atlantique.

Ou bien travaillez vos terres
Et le fruit de vos récoltes
Reviendra à l'Angleterre".
Mais le peuple se révolte.

REFRAIN

N'avions que six jours de mer,
Quand la maladie venue
Emporta milliers de frères
Nous étions deux fois vaincus.

Ceux qui ont ces souvenances
A Belle Ile ont accosté
Et la fin de leur souffrance
Cette terre leur a donnée.

REFRAIN

C'est dans l'oubli que s'effacent
Le malheur et les tracas
D'un peuple entier que l'on chasse
Mais nous allons fêter ça.

Et que la couronne glisse,
La Bretagne a donné toit
Aux arrières petits-fils
Des rives du Canada

REFRAIN

 

 
 
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC

JE VOUS PRESENTE MON CAPITAINE

1) Je vous présente mon capitaine
Celui qui me souffle les notes
De mes chansons, de mes poèmes
Celui qui mène mon canote
2) Je vous présente mon capitaine
Celui qui devient le forban
Et de ses doigts me fait sirène,
Fée, matelot ou korrigan

 
3) Mon capitaine, je voudrais dire
Que le voyage n’est pas fini
Et qu’il nous reste encore à lire
Dans le grand livre de la vie

4) Que nous pourrons vieillir ensemble
Et un jour si le cœur t’en dit
Prendre la mer qui nous ressemble
Et naviguer jusqu’à la nuit

5 )A force de chanter la vie
De regarder passer le temps
Nous avons tous les deux grandis
Sur les flots de notre océan

6) Notre océan fait de tempête
De vents mauvais et de naufrages
De matins bleus, de jour de fêtes
D’îles, d’escales ou de mirages

7) Mon capitaine, je voudrais dire
Que le voyage n’est pas fini
Et qu’il nous reste encore à lire
Dans le grand livre de la vie

8) Que nous pourrons vieillir ensemble
Et un jour si le cœur t’en dit
Prendre la mer qui nous ressemble
Et naviguer jusqu’à la nuit

REFRAIN (pont musical)

9) A force de chanter l’histoire
D’hommes et de femmes rencontrés
Sur le grand chemin du hasard
On a fini par oublier

10) De voir le reflet du miroir
Qui montre les jours, les années
De prendre le temps de s’asseoir
Pour un instant se regarder

11) Je vous présente la gardienne
De mes jours et de mes nuits
Celle qui veille et qui m’entraîne
Dans le ciel de son paradis

12) Je vous présente la gardienne
Celle qui m’emmène parfois trop loin
Fouler les planches de la scène
Sans répit, du soir au matin

13) Aujourd’hui je voudrais te dire
Que le voyage n’est pas fini
Et qu’il nous reste encore à lire
Dans le grand livre de la vie
14) Que nous pourrons vieillir ensemble
Seulement si le cœur t’en dit
Prendre la mer qui nous ressemble
Pour naviguer jusqu’à la nuit


Auteurs : Martine RIVES/ Bernard RAUD Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC

LA BARQUE DE SAINT-PIERRE
à Jean Pierre
1)
Les chalutiers à quai
Silencieux et rangés,
Comme on range des jouets
Que la vie a quitté.

Les coques sont si pâles
On ne les repeint plus,
Et tout au fond des cales
Les filets sont perdus.

Et pourtant sur le quai
Y'a encore les amarres,
On pourrait les larguer
S'il n'était pas si tard.

2)
J'ai vu pleurer les hommes
Au comptoir du café ;
Hier c'était le rhum
Qui les faisait chanter.

Hier c'était la mer
Qui les faisait rêver,
Aujourd'hui c'est la bière
Qui peut les consoler.

Et puis là, devant Dieu
En qui ils ne croient plus,
Ils sont devenus vieux
En ayant tout perdu.

REFRAIN
La barque de Saint Pierre
Nous aurons des enfants
Le souvenir du temps
Qui n’iront pas en mer
Où ils prenaient la mer
Il n’y a plus d’amant
Pour avoir des enfants.
Près de l’embarcadère.

3)
Toi le vieil homme assis
Au bout de la jetée,
C'est le bout de ta vie
Que tu viens contempler.

Il était venu là,
Comme la lune était belle,
Voir le bateau d'son gars
Passer la citadelle.

Mais le chenal est vide
Et le vieux a tourné
Ses yeux cernés de rides
Vers une coque échouée.

4)
La criée se rallume
A l'heure des festou-noz,
On garde les coutumes
A défaut d'autre chose.

Le port de pêche expire
Mais si y'a plus d'bateau,
On vendra des souvenirs
Aux odeurs de matelots.

Et là-bas sur la grève
Un navire monument,
Dédié à ceux qui crèvent
Et à tous leurs enfants.

REFRAIN



 
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Michel Brouard
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC

LORIENT

 
Il est une cité, qu'on nommait Faouëdic
Où trinquent encore danseurs, poètes et musiciens,
Aux croisées des chemins de rencontres celtiques,
Dans l'ivresse des nuits où s'éclate la fête.
Il est une cité au souvenir d'Orient,
En pays de Bretagne, debout devant la mer,
Où riches porcelaines arrivèrent dans les flancs,
De grands galions des Indes, qui, Lorient la nommèrent.

REFRAIN Lorient, Lorient, Lorient, Lorient

Il est une cité, sur rives de Bretagne,
Mouillée de trois rivières qui se perdent en ses flots,
Là où la terre et l'eau sont devenues compagnes,
Unies dedans sa rade où sillonnent bateaux.
Il est une cité où vivent des marins,
Militaires ou marchands, pêcheurs, aventuriers,
Qui des ports au grand large se cornent en chemin,
Debouts sur leur navire ou leur fier chalutier.

REFRAIN Lorient, Lorient, Lorient, Lorient

Il est une cité, reconstruite au matin,
De la fin d'une guerre sur les ruines du temps,
On la fit ville neuve et cité de demain,
D'un blanc plus éclatant que ses oiseaux du vent.
Il est une cité où les plus grands voiliers,
Se préparent à partir pour des courses lointaines,
Jusqu'au coup de canon, ils sont accompagnés
De milliers de bateaux qui chantent leur sirène.

REFRAIN Lorient, Lorient, Lorient, Lorient


 
 
 
 
 
 
Auteur : Roger LE GOUIC , Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC

LA CHANSON DE MORVAN

Je meurs avec honneur,
Qu’aucun Breton ne pleure ;
Faîtes moi plutôt un chant,
Pour partir sans tourment.

Morvan sur sa colline, dominant les vallées ;
Ancré dans ses racines, observant ses quartiers :

“Tourbes et forêts, buissons et genêts,
Fossés et talus, j’en sais tous les secrets”.

L’écran des noires montagnes au couchant se dessine,
Ce sont les Monts d’Arrée qu’au lointain il devine.

“C’est de ce pays-là, tous Bretons réunis,
Que j’ai bouté les Francs, et bien loin poursuivis”.

Et Morvan de penser, regardant au Levant :

“De loin là-bas un jour, ils reviendront ces Francs,
Aidés de leurs complices, et serviteurs en place :
Comtes aféodés. Alors, nous ferons face”.

Ce matin, il attend quelque moine émissaire
Fils de Charlemagne, Lou i i s Le Débonnaire,
Ce roi si mal nommé fait savoir à Morvan :
“Tribut tu dois payer, car tu es chez les Francs”.

Et toi le messager, répond ceci à Louis
ici avant les Francs, était notre pays
Au Peuple qui m’honore, en m’élisant son roi,
Obédience et respect, à lui seul je dois”.

En garnison les Francs, près de Vannes s’installent.

“Pied de guerre” compagnon, amener mon cheval !
Prévenons nos guerriers, dans toutes les vallées,
En pays du Faouët, Gourin et Guéméné”.

Tout près de sa colline, ou chante encore l’Ellée
Une lance ennemie, son cœur a transpercé
Et avant de mourir vers son camp remontant
Épaulé, il pût dire, sur le Minez-Morvan :

EPILOGUE :
Je meurs avec honneur,
Qu’aucun Breton ne pleure :
Faites-moi plutôt un chant,
Pour partir sans tourment.
C’étaient, ô Roi Morvan
Selon ton testament
Ton histoire, ta passion
C’était là ta chanson
 
 
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC

TANT QU’IL Y AURA DES HOMMES

(Chanson dédiée à Marie Madeleine ...)
 
Tant qu’il y aura des hommes pour braver les tempêtes,
Il y aura des retours, des escales de fête,
Un peu d’accordéon qui pleure sur les trottoirs,
Des marins enivrés accrochés au comptoir.

Tant qu’il y aura des hommes, pour prendre l’océan,
Il y aura des femmes qui offriront au vent
Un peu de leur espoir ou bien de leur chagrin,
Comme le flux des marées qui va et qui revient.

Tant qu’il y aura des hommes pour affronter la mort,
Il y aura des navires qui quitteront les ports,
Des mouchoirs qui se lèvent au bout de la jetée,
Des enfants qui se sentent un peu abandonnés.

Tant qu’il y aura des hommes pour faire le grand voyage,
Il y aura des oiseaux planant dans les sillages
De tous ces grands voiliers qui, d’une fière allure,
Offrent au soleil levant, l’ombre de leur mâture.

Tant qu’il y aura des hommes pour embarquer un jour,
Il y aura des chemins que l’on dit sans retour,
Le ciel et les étoiles pour leur montrer la route
Les cris de ceux qui restent, qui attendent et qui doutent.

Tant qu’il y aura des hommes pour la grande aventure,
Pour se sentir plus grand, braver de leurs blessures,
Il y aura des épaves au fond des océans,
Trésors qui reposent dans la nuit des temps.

Tant qu’il y aura des hommes pour regarder au loin,
Il y aura l’horizon, l’espoir du lendemain
Une âme qui s’en va la haut dans les nuages,
il y aura toi et moi, debout sur le rivage...

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