" Si Bretagne m'était contée "
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Si Bretagne m'était contée Lorient Le retour de dédé Tant qu'il y aura des hommes La chanson de Morvan |
Cimetière de bateau
Je vous présente mon capitaine A L'aube du nouveau millénaire Acadie Ar Verniken ( morceau musical ) |
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Auteurs : Martine RIVES/ Bernard RAUD Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC
LA BARQUE DE SAINT-PIERRE
à Jean Pierre
1) Les chalutiers à quai
Silencieux et rangés,
Comme on range des jouets
Que la vie a quitté.
Les coques sont si pâles
On ne les repeint plus,
Et tout au fond des cales
Les filets sont perdus.
Et pourtant sur le quai
Y'a encore les amarres,
On pourrait les larguer
S'il n'était pas si tard.
2) J'ai vu pleurer les hommes
Au comptoir du café ;
Hier c'était le rhum
Qui les faisait chanter.
Hier c'était la mer
Qui les faisait rêver,
Aujourd'hui c'est la bière
Qui peut les consoler.
Et puis là, devant Dieu
En qui ils ne croient plus,
Ils sont devenus vieux
En ayant tout perdu.
REFRAIN
La barque de Saint Pierre
Nous aurons des enfants
Le souvenir du temps
Qui n’iront pas en mer
Où ils prenaient la mer
Il n’y a plus d’amant
Pour avoir des enfants.
Près de l’embarcadère.
3)Toi le vieil homme assis
Au bout de la jetée,
C'est le bout de ta vie
Que tu viens contempler.
Il était venu là,
Comme la lune était belle,
Voir le bateau d'son gars
Passer la citadelle.
Mais le chenal est vide
Et le vieux a tourné
Ses yeux cernés de rides
Vers une coque échouée.
4) La criée se rallume
A l'heure des festou-noz,
On garde les coutumes
A défaut d'autre chose.
Le port de pêche expire
Mais si y'a plus d'bateau,
On vendra des souvenirs
Aux odeurs de matelots.
Et là-bas sur la grève
Un navire monument,
Dédié à ceux qui crèvent
Et à tous leurs enfants.
REFRAIN
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Michel Brouard
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC
LORIENT
Il est une cité, qu'on nommait Faouëdic
Où trinquent encore danseurs, poètes et musiciens,
Aux croisées des chemins de rencontres celtiques,
Dans l'ivresse des nuits où s'éclate la fête.
Il est une cité au souvenir d'Orient,
En pays de Bretagne, debout devant la mer,
Où riches porcelaines arrivèrent dans les flancs,
De grands galions des Indes, qui, Lorient la nommèrent.
REFRAIN Lorient, Lorient, Lorient, Lorient
Il est une cité, sur rives de Bretagne,
Mouillée de trois rivières qui se perdent en ses flots,
Là où la terre et l'eau sont devenues compagnes,
Unies dedans sa rade où sillonnent bateaux.
Il est une cité où vivent des marins,
Militaires ou marchands, pêcheurs, aventuriers,
Qui des ports au grand large se cornent en chemin,
Debouts sur leur navire ou leur fier chalutier.
REFRAIN Lorient, Lorient, Lorient, Lorient
Il est une cité, reconstruite au matin,
De la fin d'une guerre sur les ruines du temps,
On la fit ville neuve et cité de demain,
D'un blanc plus éclatant que ses oiseaux du vent.
Il est une cité où les plus grands voiliers,
Se préparent à partir pour des courses lointaines,
Jusqu'au coup de canon, ils sont accompagnés
De milliers de bateaux qui chantent leur sirène.
REFRAIN Lorient, Lorient, Lorient, Lorient
Auteur : Roger LE GOUIC , Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC
LA CHANSON DE MORVAN
Je meurs avec honneur,
Qu’aucun Breton ne pleure ;
Faîtes moi plutôt un chant,
Pour partir sans tourment.
Morvan sur sa colline, dominant les vallées ;
Ancré dans ses racines, observant ses quartiers :
“Tourbes et forêts, buissons et genêts,
Fossés et talus, j’en sais tous les secrets”.
L’écran des noires montagnes au couchant se dessine,
Ce sont les Monts d’Arrée qu’au lointain il devine.
“C’est de ce pays-là, tous Bretons réunis,
Que j’ai bouté les Francs, et bien loin poursuivis”.
Et Morvan de penser, regardant au Levant :
“De loin là-bas un jour, ils reviendront ces Francs,
Aidés de leurs complices, et serviteurs en place :
Comtes aféodés. Alors, nous ferons face”.
Ce matin, il attend quelque moine émissaire
Fils de Charlemagne, Lou i i s Le Débonnaire,
Ce roi si mal nommé fait savoir à Morvan :
“Tribut tu dois payer, car tu es chez les Francs”.
Et toi le messager, répond ceci à Louis
ici avant les Francs, était notre pays
Au Peuple qui m’honore, en m’élisant son roi,
Obédience et respect, à lui seul je dois”.
En garnison les Francs, près de Vannes s’installent.
“Pied de guerre” compagnon, amener mon cheval !
Prévenons nos guerriers, dans toutes les vallées,
En pays du Faouët, Gourin et Guéméné”.
Tout près de sa colline, ou chante encore l’Ellée
Une lance ennemie, son cœur a transpercé
Et avant de mourir vers son camp remontant
Épaulé, il pût dire, sur le Minez-Morvan :
EPILOGUE :
Je meurs avec honneur,
Qu’aucun Breton ne pleure :
Faites-moi plutôt un chant,
Pour partir sans tourment.
C’étaient, ô Roi Morvan
Selon ton testament
Ton histoire, ta passion
C’était là ta chanson
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Yves RIBIS et Eric NEDELEC
TANT QU’IL Y AURA DES HOMMES
(Chanson dédiée à Marie Madeleine ...)
Tant qu’il y aura des hommes pour braver les tempêtes,
Il y aura des retours, des escales de fête,
Un peu d’accordéon qui pleure sur les trottoirs,
Des marins enivrés accrochés au comptoir.
Tant qu’il y aura des hommes, pour prendre l’océan,
Il y aura des femmes qui offriront au vent
Un peu de leur espoir ou bien de leur chagrin,
Comme le flux des marées qui va et qui revient.
Tant qu’il y aura des hommes pour affronter la mort,
Il y aura des navires qui quitteront les ports,
Des mouchoirs qui se lèvent au bout de la jetée,
Des enfants qui se sentent un peu abandonnés.
Tant qu’il y aura des hommes pour faire le grand voyage,
Il y aura des oiseaux planant dans les sillages
De tous ces grands voiliers qui, d’une fière allure,
Offrent au soleil levant, l’ombre de leur mâture.
Tant qu’il y aura des hommes pour embarquer un jour,
Il y aura des chemins que l’on dit sans retour,
Le ciel et les étoiles pour leur montrer la route
Les cris de ceux qui restent, qui attendent et qui doutent.
Tant qu’il y aura des hommes pour la grande aventure,
Pour se sentir plus grand, braver de leurs blessures,
Il y aura des épaves au fond des océans,
Trésors qui reposent dans la nuit des temps.
Tant qu’il y aura des hommes pour regarder au loin,
Il y aura l’horizon, l’espoir du lendemain
Une âme qui s’en va la haut dans les nuages,
il y aura toi et moi, debout sur le rivage...