" Légendes " Cliquez pour écouter la chanson en realaudio!

CD précédant Retour à la page Discographie CD suivant

Sorry, your browser doesn't support Java(tm).

LégendesCliquez pour écouter la chanson en realaudio!
Locunolé
On embarque
Lettre à Marie
Château du taureau
Petit Guégan

Léo de Douarnenez
Un vent de Bretagne
Gaëtan
Marion du Faouët
La pêche à la baleine

Pour commander

Vous pouvez cliquer sur chaque titre pour lire les textes!


Auteur : MARTINE RIVES - Compositeur : SERGE RIVES
Arrangements : XAVIER DIVAL

LEGENDES
Cliquez pour écouter la chanson en realaudio!

 
REFRAIN :
Au pays des légendes
J’ai déposé tous mes bagages
Aux sables de la lande
J’ai mêlé mon âme au rivage
Au pays où les hommes
Aiment leur terre plus que la vie
J’ai vu le menez hom
Respirer sous un ciel de pluie.


 
J’entends le soufle court
Du cheval de Gradlon
Qui foule tour à tour
L’océan et le mont

Les sabots de Morvrac’h
Soulevant la poussière
Galopent jusqu’au lac
Des portes de l’enfer.

 
Et de la cité d’Ys,
J’entends Dahut la belle,
Du fond de ces abysses
Que son chant ensorcelle

Quelques marins perdus
En baie de Douarnenez
Qui se jettent éperdus
Au ventre des marées.

REFRAIN MUSICAL


Je vois dans l’océan
Se jeter les sirènes
Plonger le goéland
Et souffler la baleine

Et dans l’épais brouillard
Des navires géants
Naviguer au hasard
Portés par les courants.

J’entends les mots sacrés
De Merlin, l’enchanteur,
Et Lancelot pleurer
Son amour qui se meurt

Je le vois galopant
Sur sa blanche monture
Dans la force du vent
Qui couche les blés mûrs.

 
Je sens les doigts crispés
Du jeune roi Arthur
Retirer du rocher
La belle Excalibur

S’en aller guerroyer
Pour libérer la terre
Du bout de son épée
Inondée de lumière.

 
 
REFRAIN MUSICAL

Au pays des légendes
J’ai déposé tous mes bagages
Aux sables de la lande
J’ai mêlé mon âme au rivage

Au pays où les hommes
Aiment leur terre plus que la vie
J’ai vu le menez hom
Respirer sous un ciel de pluie.

J’entends le souffle court
Du cheval de Gradlon
Qui foule tour à tour
L’océan et le mont

Les sabots de Morvrac’h
Soulevant la poussière
Galope jusqu’au lac
Des portes de l’enfer.

 
 
 
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : XAVIER DIVAL

LOCUNOLE

(Légende des Roches du Diable)


REFRAIN :
Pour Saint-Gwénolé, plus bel héritage,
Loc Gwénolé devint Locunolé,
Et c'est ainsi que dans mon village,
Eglise et chapelle se sont cotoyées.

De Saint-Gwénolé, devint l'ermitage,
Loc Gwénolé devint Locunolé,
Et c'est ainsi que dans mon village,
On entend encore le diable crier.


Quand la cité d'Ys fût engloutie,
Que Lanvedennec fût bientôt construit,
Le bon saint suivit les rives de l'Ellé
Jusqu'à s'installer sur de gros rochers.

Il convertit là un grand nombre d'âmes,
Du pauvre mendiant à la gente dame,
Beaucoup trop nombreuses au goût de Satan
Qui habitait là depuis cent mille ans.

REFRAIN


Mais pour se venger, l'horrible malin,
Qui voulait voler l'amour du bon saint,
Fit rouler les roches jusqu'à la rivière,
Y planta ses griffes dans sa colère.

Dit à Gwénolé qu'il échangerait
Un pont contre l'âme qui le passerait,
Mais le plus malin, malin ne fût pas,
Car Saint Gwénolé fit passer un chat.

REFRAIN


Le diable s'en fût, les jambes à son cou
Et plongea dans l'eau, entre deux cailloux,
Laissant derrière lui un trou si profond,
Que nul n'a jamais pu sonder le fond.

Et dans la forêt, depuis tout ce temps,
Quand la lune affiche son disque d'argent,
On peut voir danser de gentils lutins,
De Locunolé, ce sont les gardiens.

REFRAIN


 
 
Auteur : MARTINE RIVES - Compositeur : SERGE RIVES
Arrangements : XAVIER DIVAL

ON EMBARQUE


REFRAIN :
Et y’a les drisses qui claquent
Sur le mât du bateau
Allez viens, prend ton sac
On embarque bientôt.

Nous dormirons à bord
Bercés par l’vieux Léon
Qui anime le port
De son accordéon

En nous levant demain
Aux premières lueurs,
Quand le petit matin
Sonnera qu’il est l’heure.

De larguer les amarres
Vers des montagnes bleues,
Nous passerons le grand phare
En faisant nos adieux. la la la la la

REFRAIN


Le jour nous ouvrira
La route du voyage
En nous offrant déjà
Les plus beau paysages.

Du soleil plein les yeux
Vers des îles lointaines,
Des horizon de feu
Repeints par les sirènes. la la la la la la

REFRAIN


Nous voguerons suspendus
A ces villes englouties,
Ces épaves perdues
Dans l’éternelle nuit.

Poussés par les courants
Des rivières salées
Où bouillonnent des bancs
De poissons argentés. la la la la la la

REFRAIN

Emportés par le vent
Qui prend dans la grand voile
Ballottés violemment
Par la vague qui râle.

Escortés de dauphins
Qui partent pour l’ailleurs,
Nous suivrons le chemin
Pour un monde meilleur. la la la la la la

REFRAIN


 
 
 
Auteur : MARTINE RIVES - Compositeur : SERGE RIVES
Arrangements : XAVIER DIVAL

 

LETTRE A MARIE


 
 
REFRAIN :
Pour que tu ne m’oublies pas
Je t’écris ce soir, Marie,
Moi qui suis si loin, là-bas
A des lieues du vieux pays.
Sur ces terres un peu trop grandes
Où je m’ennivre parfois,
Avec nos cousins d’Irlande
Bien souvent, je pense à toi.

Je revois les perles blanches
Au corsage d’Emilie,
Sur coiffe du dimanche
La dentelle qui frémit.
Et les grands yeux de ma mère
Qui promènent leur beauté
Au delà de la clairière
Vers des champs de liberté.

Au bout du chemin de terre
Je revois notre maison,
Devant le vieux mur de pierres
Envahi de fleurs d’ajonc.
En jetant ces quelques pièces
Dans la fontaine d’amour
Nous avions fait la promesse
De nous aimer pour toujours.

 
Et pourtant, j’ai pris la mer
A l’assaut de sa fureur,
J’ai voulu fuir nos misères
Sur ce navire de malheur
Suis parti chercher fortune
Au delà de l’horizon,
Sur ce grand tapis d’écume
Balayé par les saisons.

REFRAIN

 
Dans les grands sillons de boue
Où tant d’or est prisonnier,
Je revois ces quatre sous
Au creux de mes mains gelées.

Dans un bocal de verre
Nous les avions bien cachés
Jusqu’à la fin de l’hiver
Pour que je parte en été.

Et mes souvenirs demeurent
Dans les criques et les rochers
Sur ces plages de Ploemeur
Par les algues caressées.

Et dans l’ombre du vieux fort
Là, où je les ai laissés
Ils seront jusqu’à ma mort
Balayés par les marées.

REFRAIN


 
 
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL

CHATEAU DU TAUREAU


 
Lorsque j'étais enfant,
Mon grand-père nous menait
Aux portes d'océan,
Dans la baie de Morlaix.
Il affalait les voiles
Au pied du vieux château,
Et là, sous les étoiles,
Saluait le Taureau.
Et nous passions des heures
A écouter le chant
De plaintes et de douleurs
Du monstre mugissant.
A l’ombre de ses murs,
A l’âge d’espérance,
J’ai rêvé de nature
D’amour et de souffrance.
J’entendais sur la cale
Monter de ses cachots,
L’ordre d’un caporal,
Les cris des matelots.

REFRAIN :
Mais c'est comme une corrida
Qui ne doit pas finir comme ça
Car le Taureau n'est pas sauvage,
Il est gardien de nos rivages.
Mais c'est comme une trahison,
Le temps lui donnera raison.
Il a bien trop longtemps lutter
Contre la guerre et les marées.
Et quand je vois les picadors
Planter leurs pieux dans son vieux corps,
Le monstre ne se défend plus
Comme si sa cause était perdue.
Il faut des hommes qui se lèvent
Pour arrêter la main du glaive,
Avant que le toréador
Ne vienne lui donner la mort.


 
Je veux courir encore
En pays de Morlaix,
A l'ombre de ce fort
Bouclier des Anglais
Et partager ma vie
Entre l'eau et le ciel,
Aux portes d'un pays
Gardé de citadelles,
Relever les murailles
Effritées par le temps,
Réchauffer ses entrailles
Ouvertes par les vents.
Et vous, Messieurs, les grands,
N’oubliez surtout pas
Que des siècles durant
Son corps s’est dressé là
Devant l’envahisseur,
Et pour que vos ancêtres
Puissent avoir le bonheur
De vous voir enfin naître.

REFRAIN


Je veux courir encore
En pays de Morlaix,
A l’ombre de ce fort
Bouclier des Anglais
Remonter tous les âges
Bordant la grande baie
En foulant les rivages
De ces chemins de paix,
Poser dans ma mémoire
Ces quelques souvenances
Qui se mêlent à l’histoire
Des rêveries d’enfance.
Et vous, Messieurs, les grands,
N’oubliez surtout pas
Que demain nos enfants
Ne vous pardonneront pas
D’avoir laissé mourir
Ce géant qui se traîne
Dans un dernier soupir
Au milieu de l’arène.

REFRAIN


 
 
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL

LEO DE DOUARNENEZ


 
Refrain :
Si tu veux être dépaysé
Changer d'continent, voyager,
Largues les amarres et vas traîner
Sur le Port Rhu de Douarnenez.
Là-bas, y'a l'musée des bateaux,
Au Pourquoi pas, ça coule à flôt,
Et juste là, un peu plus haut,
Y'a l'petit bar de chez Léo.

 

Ce sera pas si facile de pénetrer chez lui,
Car le bougre ne laisse pas rentrer n'importe qui
Et puis là si tu restes, c'est qu't'as sans doute compris
Qu'la graine d'aventurier fait pousser l'anarchie
Dans la paume de sa main, y tient tout l’Atlantique
Et serrées dans ses poings, les îles du Pacifique,
Sur sa face, pousse un bout d’la forêt des Tropiques,
Planté sur sa caboche, le désert de l’Afrique.

REFRAIN

Dans des p'tits verres soufflés d'la couleur des nuages
Sans faux col, il te sert son élixir breuvage
Et si tu bois trop vite, t'en aura davantage
Jusqu'à c'que tout à coup, tu sentes monter la rage
La rage de n’plus pouvoir décoller d’ce troquet
Et d’avoir les deux pieds soudés sur le parquet.
Le coude sur le comptoir, planté comme un piquet
Dans un léger tangage, comme un bateau à quai.

 
REFRAIN

Tantôt prince ou corsaire, philosophe ou gourou
Pirate ou bien poête, ou peut-être vieux fou
Y t'racontera sa vie à s'endormir debout,
T'en penseras c'que tu veux, l'vieil anar, y s'en fout
Parfois même tu verras, au fond d’ses yeux mouillés
Des châteaux en Espagne, des espoirs naufragés,
Emportés un matin, par un vent de marée
Qui, pour un verre de trop, s’en vont se redresser.

 
REFRAIN

Il te f'ra voyager à bord de son tripôt
Dans les pages jaunies de tous ses vieux journaux
Tu pourras croire aussi qu'il lui suffit d'un mot,
Pour que la cité d'Ys se relève des flots.
Et tu l’verras en roi Gradlon réincarné
Te parler de navires, de gréments, de voiliers
Quand y raconte l’histoire des gars du chasse-marée
D’l’a construction du port et des nouveaux chantiers.

 
REFRAIN

On dit qu'y'a du sang bleu qui lui coule dans les veines
Et qu'il vient du pays d'où vient Lili Marlène
Qu'il a débarqué là, pour l'amour d'une sirène
Et qu'il va la rejoindre quand la mer se déchaîne
C’est pourquoi quelques fois, quand vient hurler le vent
Le bougre met les bouts pour jouer les amants
En bouclant son p’tit rade, il écrit en partant,
Sur une petite pancarte : “ouvert de temps en temps”.

 
REFRAIN


 
 
 
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL

UN VENT DE BRETAGNE

à pascal ..........

REFRAIN :
Et j'oublie comme on oublie celui qui part,
Emportant avec lui un morceau des amarres,
Et j'oublie comme on oublie qu'il n'est pas trop tard
Pour d'autres rendez-vous sur le quai du départ.
Et j'oublie comme on oublie le temps qui fuit
Sur les touches d'un sax rangé dans son étui,
Et j'oublie comme on oublie le coeur trahi,
Vent mauvais emportant avec lui mon ami.
Et j'oublie comme on oublie le temps,
Et j'oublie comme on oublie le vent.
Un vent de Bretagne qui passe
Sur le quai de la gare Montparnasse.


On a mené, à quai, notre bateau perdu,
Aux voiles déchirées, à la coque fendue.
On a bravé tempête et enfin réparé
Pour reprendre la mer à la grande marée.

Et on chantera encore dans les rues, dans les bars,
On se cassera la voix avec quelques fêtards,
On verra se lever le jour sur les trottoirs
De la ville noyée dans un épais brouillard.

REFRAIN


On a vu l'émotion du fond d'un cabaret,
Dans le silence nu de ceux qui se taisaient,
Pour écouter crier l'amour de l'océan,
Et puis, peut-être bien, l'amour tout simplement.

On refait des tournées merveilleuses et brûlantes
Aux refrains ennivrés d'un public qui chante,
Au trac qui vous chauffe les tripes et puis les mains
Et qui vous laisse un goût de vie jusqu'au matin.

REFRAIN


On a vu s'allumer dans des regards d'enfants
La lueur des grands phares et l'oeil du goéland,
Les feux des korrigans, les lanternes des fées
Et l'étoile polaire du retour de Dédé.

Nous offrirons encore, à qui nous accompagne
De ce monde inconnu où l'on perd et l'on gagne.
On a repris la route vers de nouveaux chemins
Pour le pire, le meilleur, pour aller vers demain.

REFRAIN ....


Auteur : MARTINE PLAS dite RIVES - Compositeur : SERGE LE PODER dit RIVES
Arrangements : XAVIER DIVAL

GAETAN


Gaétan se fit moine
Car il a perdu sa belle,
Il enfila sa soutane
De toile de bure miel.
Car il a perdu sa belle
Partie avec un seigneur de Vannes
Au jabot fait de dentelles.

Mais les moines ne voulurent point de lui
Il était bien trop ballot ;
Alors tristement il repartit
Aux portes de Concarneau.


Gaétant se fit mendiant
Car il a perdu sa belle,
Mais point d’or ni point d’argent
Ne tombait dans sa gamelle.
Gaétan se fit mendiant
Car il a perdu sa belle,
Partie avec un riche marchand
Beau et bien plus riche qu’elle.

Les passants ne voulurent point de lui
Il était bien trop ballot ;
Alors tristement il repartit
Aux portes de Concarneau.


Gaétan se fit pêcheur
Car il a perdu sa belle,
Mais malgré un dur labeur
Les poissons restaient rebelles.
Gaétan se fit pêcheur
Car il a perdu sa belle,
Partie avec un joli bêcheur
Qui n’avait d’yeux que pour elle.

Les pêcheurs ne voulurent point de lui
Il était bien trop ballot ;
Alors tristement il repartit
Aux portes de Concarneau.


Gaétan voulut se faire forban
Car il a perdu sa belle,
Mais pour lui aucun embarquement
De navire, de caravelle.
Gaétan voulut se faire forban
Car il a perdu sa belle,
Partie avec un bel élégant
Qui vivait de la gabelle.

Les forbans ne voulurent point de lui
Il était bien trop ballot ;
Alors tristement il repartit
Aux portes de Concarneau.


Gaétan se fit chouan
Et il retrouva l’espoir,
En chassant du pays, ces manants
Qui nous pillaient notre histoire.
Gaétan se fit chouan
Et il oublia sa belle,
Partie avec un joli galant
Qui mourût d’amour pour elle.

Et les chouans le nommèrent capitaine,
Il était si courageux,
Se battant pour la terre et la reine
Pour le pays et pour Dieu.


 

Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL

 

MARION DU FAOUËT


 
REFRAIN :
Marie la rousse, la Tromel
Marie brigande, la rebelle
Marie la tendre jouvencelle
Marion du Faouët la belle.


 
Dans d'autres temps, de par chez nous,
Naissait fillette aux cheveux roux,
Regard malice, et corps girond,
Qu'on appela Marion.

Dans nos villages de Bretagne,
De l'océan jusqu'aux campagnes,
Pour pauvres gens, plus guère de grains,
Vides, étaient nos moulins.

Vois-tu marcher tous ces mendiants,
Peiner les femmes et les enfants,
Ils ont si faim, ils ont si froid,
Justice, Marion fera.

Entends-tu les gueux gémir,
Tous ces malades qui vont mourir,
Famine et peste ou choléra,
Justice, Marion fera.

REFRAIN


Un jour, trouva son bel amant
Se baignant nu dedans l'étang,
Le grand amour du fier Henry
Partagerait sa vie.

Si vous avez les poches pleines
Ou bien garni le bas de laine,
Détournez-vous de la région
De la belle Marion.

Et galopant dans les chemins,
Il s'en allèrent vers ce destin,
Voler les riches pour les gueux,
Ensemble il firent ce voeu.

Car d’Hennebont jusqu’à Faouët,
La compagnie Finefond les guette,
Les gros marchands riches et gras
Seigneurs et gens de foi.

REFRAIN


A tous les braves et bons garçons,
Elle donnera, signé Finefond,
Un intersigne de sa loi
Qui les protègera.

Et si vous êtes un beau seigneur,
A l'âme tendre et au grand coeur,
Elle viendra dans votre maison,
Pour son plaisir, Marion.

Un jour, Lankou vînt à frapper
Dedans sa porte pour l’arrêter,
Elle attendra dans son cachot
La corde et le bourreau.

Quand de nos jours la nuit descend,
Sous vieille halle, cogner j’entends
Sabot de fer, galop rebelle,
C’est la Marie Tromel.

REFRAIN


 
 
 
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL


LA PECHE A LA BALEINE

D’àprés une inspiration de paul Faure

REFRAIN 1
Du temps, du temps, du temps des baleines,
Du temps qu'on allait pêcher la baleine,
Si loin qu'ça f'sait, qu'ça f'sait pleurer nos belles,
Jupon de velours et mouchoir de dentelle.


En ce temps, les gars, y'avait le roi,
De grands Jésus en croix, et y'avait la foi
Des grands seigneurs pour cracher sur elle,
De pauvres marins qui lui étaient fidèles.

REFRAIN 2Du temps, du temps, du temps des baleines,
Du temps qu'on allait pêcher la baleine,
Si loin qu'ça f'sait, qu'ça f'sait pleurer nos belles,
Tablier blanc brodé et gros bas de laine.


Les moulins de la lande ne moulaient plus de grain,
De la terre à la côte, on n'avait plus de pain,
Alors on embarquait sur de grands baleiniers
Pour quelques pièces en or et quelques deniers.

REFRAIN 3 Il est révolu, le temps des baleines,
Le temps qu'on allait pêcher la baleine,
Si loin qu'ça f'sait, qu'ça f'sait pleurer nos belles,
Jupon de velours et mouchoir de dentelle.


Y'a plus d'princesse, y'a plus de roi,
Des jésus en croix qui n'ont plus la foi,
Des grands seigneurs qui se servent d'elle,
Pour anéantir de pauvres rebelles.

REFRAIN 4
Il s'en est allé, le temps des baleines,
Le temps qu'on allait pêcher la baleine,
Si loin qu'ça f'sait, qu'ça f'sait pleurer nos belles,
Tablier blanc brodé et gros bas de laine.


Y'a des milliers d'enfants qui meurent de faim
Pendant que nos moulins débordent de grains,
Et si on n'va plus pêcher la baleine,
C'est qu'dans la mer, y'a plus de baleine.

Y'a plus d'baleine...... plus d'baleine........
Y'a plus d'baleine...... plus d'baleine........
Plus d'baleine........... plus d'baleine.
Plus d'baleine........


(changement de tonalité)


1er REFRAIN

2ème REFRAIN

1er REFRAIN A capella.


 
 
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL

P'TIT GUEGAN


 
REFRAIN : T'es parti p'tit Guégan, t'as quitté le pays
Tu n'avais pas vingt ans, moi j'te voyais si p'tit
Quand t'as plié bagages, pour monter à Paris,
T'en as eu du courage, maintenant tu gagnes ta vie.
Ici rien n'a changé, on est là, on t'attend,
Tu r'viendras pour l'été, tu fais ça tous les ans
Michaël joue d'la basse et Rozenn se morfond ;
Et va que le temps passe, dans ton pays breton.

On sait bien qu'un petit garçon,
Qu'a troqué son enfance pour d'autres horizons,
Est en train de lutter, pour bâtir son bonheur,
Mais qu'au fond de son coeur, des racines demeurent.
On sait bien qu’dans ce Paris tout gris,
Des milliers de lumières illuminent ta vie,
Et puis qu’autour de toi, y’a d’l’amour, du soleil,
Des nuits qui t’émerveillent et bercent ton sommeil.

REFRAIN

On t'envoie des cartes postales
Avec un goût de sel et du vent dans les voiles,
Une larme de mer, le crachin des brisants,
Le vol de l'oiseau blanc, qui te ressemble tant.
On t’envoie ces quelques photos,
De tes ballades en mer à la barre du Tao
Pour qu’au ciel de ton lit, à Paris sous les toits,
Tu repartes là-bas, poussé par le suroît.

REFRAIN

On t'envoie l'amitié des copains,
Ils demandent des nouvelles et surtout c'que tu d'viens
On leur dit qu'tu t'accroches, que tu es très heureux,
Et ils t'en veulent un peu, d'étre parti sans eux.
Certains soirs, on va chez Marie,
On compose et on joue jusqu’au bout de la nuit
On veut refaire le monde comme si c’était un jeu
Et le repeindre en bleu, de la couleur de tes yeux.

REFRAIN

On t'envoie des ajoncs, du genêt
Qui ont fleuri pour toi sur la lande de mai
Sur les chemins côtiers qui bordent l'océan
Où tu courais souvent, quand tu étais enfant.
Si tu viens à la belle saison,
On ira à l’Etoile, on t’chantera nos chansons
Tu prendras ta guitare, tu nous accompagneras
Et naîtront sous tes doigts des notes un peu pour moi

2ème REFRAIN :

Je l'ai fait moi aussi ce voyage y'a vingt ans
Moi j'suis partie d'Paris pour gagner l'océan
Tu vois à 20 ans près, c'est curieux le destin
On aurait pu s'croiser, on a fait l'mème chemin

(parlé)
Ce soir Lorient s'endort dans les nuits de tempête
Et le vent a soufflé les bougies de la fête
Les oiseaux du ponan sont partis vers le sud
Les pêcheurs nous ont dit que l'hiver serait rude
.
Cliquez ici pour remonter au début de la page