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Auteur : Bernard RAUD - Compositeur : Bernard RAUD
Arrangements : Michel BROUARD
ENEZ GROEZ (ILE DE GROIX)
De soleil ou d'orage
Et plus sûrement d'amour,
Elle est plantée au large
De Lorient pour toujours.
La voix du continent
En veut à ses secrets
Dès qu’un nouveau printemps
Caresse ses genêts.
REFRAIN :
Ile de Groix, qui veut t'aimer,
Ouvre les bras pour des années.
Mais si un jour, tu veux la prendre,
Ile de Groix n'est pas à vendre.
On ne garde l'amour sauvage,
Que le temps d'un baiser volage.
De ses ports, elle appelle
A faire l'autre voyage,
Mais c'est une rebelle
Qu'on ne met pas en cage.
Inaccessible encore
Si l’océan fait rage,
C’est avec son accord
Que tu es de passage.
REFRAIN
Des siècles de marée
Ont érodé ses flancs,
Mais son coeur est entier ;
Si tu veux, elle t'attend.
Si elle est infidèle,
C’est qu’elle est courtisée
Par la mer et le ciel
Qui savent l’entourer.
REFRAIN
Je te parle d'amour
Pour un bout de rocher,
A qui je fais la cour,
Depuis que je suis né ;
Ne souris pas trop fort
A ma tendre faiblesse,
Une île n’a pas de corps,
Mais c’est une maîtresse.
Une île navigue à tout jamais lorsque ses habitants sont au complet, son équipage,
quand ils s'en vont de plus en plus nombreux, où qu'ils soient, elle reste reliée à eux,
c'est pour cette raison que nous voyons l'île au même endroit comme amarrée.
Bien des gens suffisants qui ont tout sur la terre,
rêvent d'une île qui n'existe pas ;
d'autres ont quitté la leur bien réelle et nommée
Une île, dont les habitants s'en vont, est comme un arbre privé d'eau,
ses racines s'allongent et suivent la rivière qui fuit.
Sous la mer, combien de cordes d'amour s'étirent éternellement,
à Port Tudy, dans le bassin à flot, des marques sur l'eau qui ne s'effacent pas,
comme tous les bateaux partis, le Tao reviendra là où demeure sa trace.
Auteur : MARTINE RIVES - Compositeur : MICHEL BROUARD
Arrangements : MICHEL BROUARD
LA PECHE AU THON
C'est dans les yeux du vieux marin
A la fenêtre de son âme,
Que l'on devine le chemin,
Des fiers thoniers, brisant la lame.
Du temps de la marine à voile,
Nos gosses étaient des moussaillons
Et du grand mât jusqu'à la cale,
De fiers navires, nous battissions
REFRAIN :
Chantons dans le vent, Marins pour longtemps
Adieu nos enfants et cap au vent portant
Quand arrivait, belle saison,
Nous embrassions nos mères, nos belles,
Nos ports d'attaches, nous quittions,
Pour calfater à la Rochelle.
Avant d'embarquer sur les flots
Il fallait fêter la partance,
Nous allions tous chez Tantot
Boire et chanter quelques romances.
REFRAIN
Et quand l'aube pointait son nez
Et sonnait l'heure du départ
Alors nous descendions au quai
Pour bientôt larguer les amarres
Et les accordéons sonnaient,
A Port Tudy, Etel, ou Gavres,
Et nos bien-aimées nous voilaient,
Bien des chagrins pour être braves ;
REFRAIN
Quand l'horizon nous souriait,
A la lueur des derniers phares
Nos amours plantés sur le quai,
Nous agitaient leurs blancs mouchoirs.
Les voiles claquaient dans le vent
Et c'est, bercés par nos chansons,
Dans l'aube claire d'un ciel flambant,
Que nous allions pêcher le thon.
REFRAIN
MIGRATION
Je suis Américaine et je n'porte pas son nom,
Elle s'appellait Gwénaëlle, et parlait le Breton,
C'est une langue ancienne que je ne comprends pas
Mais certains mots me viennent et me troublent parfois.
Elle racontait souvent les adieux au pays,
La fête dans les ports, le départ des amis,
Et l'espoir que l'on hisse, aussi haut qu'un drapeau,
Sur la mer où se glisse l'étrave d'un bateau.
REFRAIN :
I was born in San Fransisco
Toi, tu es née à St Malo
Tu as des cousins à New York
Et moi à Cork
Petite fille de Morlaix
De Dublin ou de Carhaix
Séparées par un océan
On a les mèmes descendants
Un jour je chercherai la maison des anciens
La porte du passé à l'entrée du chemin.
Ils ont laissé les clefs à l'aïeul, le père
Ont cloué les volets de leur humble chaumière
Quand Broadway se rallume, tu te réveilles enfin
Tu es resté mon rêve et moi, je suis le tien
Pays d'étranges brumes où dansent des lutins
Accordez-moi le voeux de revenir demain.
REFRAIN
Quand le soleil se lève en direction de l'est
Et qu'il rougit de feu les couleurs du Far West
Je m'imagine alors qu'aux rives du vieux pays
Viennent de s'allumer tous les phares de la nuit
Je donnerais le ciel pour pouvoir m'envoler
Voler par les rocheuses, le désert et les prés
Laisser planter Denvers, passer Philadelphie
Et laisser derrière moi tous les Etats Unis.
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL
P'TIT GUEGAN
REFRAIN : T'es parti p'tit Guégan, t'as quitté le pays
Tu n'avais pas vingt ans, moi j'te voyais si p'tit
Quand t'as plié bagages, pour monter à Paris,
T'en as eu du courage, maintenant tu gagnes ta vie.
Ici rien n'a changé, on est là, on t'attend,
Tu r'viendras pour l'été, tu fais ça tous les ans
Michaël joue d'la basse et Rozenn se morfond ;
Et va que le temps passe, dans ton pays breton.
On sait bien qu'un petit garçon,
Qu'a troqué son enfance pour d'autres horizons,
Est en train de lutter, pour bâtir son bonheur,
Mais qu'au fond de son coeur, des racines demeurent.
On sait bien qu’dans ce Paris tout gris,
Des milliers de lumières illuminent ta vie,
Et puis qu’autour de toi, y’a d’l’amour, du soleil,
Des nuits qui t’émerveillent et bercent ton sommeil.
REFRAIN
On t'envoie des cartes postales
Avec un goût de sel et du vent dans les voiles,
Une larme de mer, le crachin des brisants,
Le vol de l'oiseau blanc, qui te ressemble tant.
On t’envoie ces quelques photos,
De tes ballades en mer à la barre du Tao
Pour qu’au ciel de ton lit, à Paris sous les toits,
Tu repartes là-bas, poussé par le suroît.
REFRAIN
On t'envoie l'amitié des copains,
Ils demandent des nouvelles et surtout c'que tu d'viens
On leur dit qu'tu t'accroches, que tu es très heureux,
Et ils t'en veulent un peu, d'étre parti sans eux.
Certains soirs, on va chez Marie,
On compose et on joue jusqu’au bout de la nuit
On veut refaire le monde comme si c’était un jeu
Et le repeindre en bleu, de la couleur de tes yeux.
REFRAIN
On t'envoie des ajoncs, du genêt
Qui ont fleuri pour toi sur la lande de mai
Sur les chemins côtiers qui bordent l'océan
Où tu courais souvent, quand tu étais enfant.
Si tu viens à la belle saison,
On ira à l’Etoile, on t’chantera nos chansons
Tu prendras ta guitare, tu nous accompagneras
Et naîtront sous tes doigts des notes un peu pour moi
2ème REFRAIN :
Je l'ai fait moi aussi ce voyage y'a vingt ans
Moi j'suis partie d'Paris pour gagner l'océan
Tu vois à 20 ans près, c'est curieux le destin
On aurait pu s'croiser, on a fait l'mème chemin
(parlé)
Ce soir Lorient s'endort dans les nuits de tempête
Et le vent a soufflé les bougies de la fête
Les oiseaux du ponan sont partis vers le sud
Les pêcheurs nous ont dit que l'hiver serait rude.
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Michel BROUARD
LA MER EN BOUTEILLE
Chaque jour, tu largues les amarres
Le coude posé sur le comptoir,
Tu nous racontes tes voyages,
Des aventures, des paysages ;
T'es un aventurier d'bistrots,
Dans ton quartier, t'es le héros,
Et quand ça tangue dans ta tête,
C'est là qu'tu braves les tempêtes.
Refrain :
Mais nous, on sait que ces voyages,
S'arrêtent au quai où tu décharges,
Tous ces cargos, tous ces navires,
Des quatre coins du monde.
On voudrait bien te raconter,
Un bout de vie pour tout changer
Et puis vraiment te voir partir
Aux quatre coins du monde.
Un peu d'écume sur ta bière,
Et des récifs au fond d'ton verre
T'as mis la mer dans une bouteille,
Un océan couleur vermeille ;
La seule couleur qui reste bleue,
Elle est bien p'tite au fond d'tes yeux,
Et quand tu fermes les paupières
E'est là qu'tu fais l'tour de la terre
Refrain
Ton cap est celui des trois grammes,
C'est là que tu décroches tes armes,
Et c'est l'enseigne au dessus du bar
Qui t'donne la direction des phares ;
Mais tu t'vantes pas d'être le vainqueur,
De tous les monstres de ta peur,
Qui s'mettent à grouiller dans l'placard
Quand, chez toi, tu rentres le soir.
Refrain.
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Xavier DIVAL
LEO DE DOUARNENEZ
Refrain :
Si tu veux être dépaysé
Changer d'continent, voyager,
Largues les amarres et vas traîner
Sur le Port Rhu de Douarnenez.
Là-bas, y'a l'musée des bateaux,
Au Pourquoi pas, ça coule à flôt,
Et juste là, un peu plus haut,
Y'a l'petit bar de chez Léo.
Ce sera pas si facile de pénetrer chez lui,
Car le bougre ne laisse pas rentrer n'importe qui
Et puis là si tu restes, c'est qu't'as sans doute compris
Qu'la graine d'aventurier fait pousser l'anarchie
Dans la paume de sa main, y tient tout l’Atlantique
Et serrées dans ses poings, les îles du Pacifique,
Sur sa face, pousse un bout d’la forêt des Tropiques,
Planté sur sa caboche, le désert de l’Afrique.
REFRAIN
Dans des p'tits verres soufflés d'la couleur des nuages
Sans faux col, il te sert son élixir breuvage
Et si tu bois trop vite, t'en aura davantage
Jusqu'à c'que tout à coup, tu sentes monter la rage
La rage de n’plus pouvoir décoller d’ce troquet
Et d’avoir les deux pieds soudés sur le parquet.
Le coude sur le comptoir, planté comme un piquet
Dans un léger tangage, comme un bateau à quai.
REFRAIN
Tantôt prince ou corsaire, philosophe ou gourou
Pirate ou bien poête, ou peut-être vieux fou
Y t'racontera sa vie à s'endormir debout,
T'en penseras c'que tu veux, l'vieil anar, y s'en fout
Parfois même tu verras, au fond d’ses yeux mouillés
Des châteaux en Espagne, des espoirs naufragés,
Emportés un matin, par un vent de marée
Qui, pour un verre de trop, s’en vont se redresser.
REFRAIN
Il te f'ra voyager à bord de son tripôt
Dans les pages jaunies de tous ses vieux journaux
Tu pourras croire aussi qu'il lui suffit d'un mot,
Pour que la cité d'Ys se relève des flots.
Et tu l’verras en roi Gradlon réincarné
Te parler de navires, de gréments, de voiliers
Quand y raconte l’histoire des gars du chasse-marée
D’l’a construction du port et des nouveaux chantiers.
REFRAIN
On dit qu'y'a du sang bleu qui lui coule dans les veines
Et qu'il vient du pays d'où vient Lili Marlène
Qu'il a débarqué là, pour l'amour d'une sirène
Et qu'il va la rejoindre quand la mer se déchaîne
C’est pourquoi quelques fois, quand vient hurler le vent
Le bougre met les bouts pour jouer les amants
En bouclant son p’tit rade, il écrit en partant,
Sur une petite pancarte : “ouvert de temps en temps”.
REFRAIN
Auteur : Bernard RAUD / Martine RIVES - Compositeur : Michel BROUARD
Arrangements : Michel BROUARD
REPRENDRE LA MER
Je la vois souvent de loin,
Celle que tu chantes avec moi si fort,
Depuis le temps qu'elle vient
Au fond de tes accords
Et jusqu'à ma voix, mes mains,
J'en espère encore plus le parfum.
Pas assez loin pour seul'ment rêver
De la senteur du large des quais
Qu'une aile blanche a emportée.
REFRAIN :
Prendre la mer
Laisser la terre
Laisser la ville
Retrouver l'île
Chercher le vent
Prendre le temps un instant
Pour un instant,
Partir loin des siens
Et quitter le port un matin,
Comme çà pour rien.
Je la veux plus vraie encore
Que dans nos chansons où elle s'endort,
Renaître à l'océan
Redevenir amants
Dans un autre corps à corps
Elle monte et descend, là dehors
Encore plus grand, laisses entrer les eaux
Déjà j'entends le cri des oiseaux
Ne laisses pas s'enfuir les flots.
REFRAIN
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Michel BROUARD
ENEZ EUSSA (Ile d'OUESSANT)
Au croisé des grands courants
Sur un tapis d'écume
S'est levée sur l'océan
Dans un manteau de brume,
La fille de la pluie et du vent,
Au creux de tes rochers,
Sont gravés les visages
De tous les trépassés.
Depuis que l’homme va sur la mer,
Ile sentinelle depuis la nuit des temps,
Illuminant notre regard,
Dans l'éclat des plus grands phares.
Du temps des radeaux, des galères,
Jusqu’à celui des grands navires,
Ils sont venus là, mourir ...
Si les phoques de Keller
Ne sont plus très nombreux,
Milliers d'oiseaux de mer
Viennent y poser leurs oeufs ;
Pour fêter le temps des amours,
Les goélands verront le jour
Au premier rayon du soleil
Ils déploieront leurs ailes.
Ceux qui voleront un peu trop bas
Tomberont sur la dune,
Aveuglés par les éclats
Du grand phare qui s’allume.
D’autres ne feront pas d’escale,
Ils s’en iront vers les étoiles
Pour aller réchauffer leur ciel
Vers le sud et le soleil.
Aux saisons des tempêtes,
Quand vient pleurer la nuit
On entend le chant des Celtes,
Monter dans la furie,
Les viltansous forment leur ronde
Le diable rouge est outre-tombe
Et dans les grottes, les morganes,
Jouent et dansent dans les flammes.
Terre brûlée par le suroît,
Où nul arbre ne pousse,
Où les moutons sont rois
Et dorment sur la mousse,
C’est là que les femmes ont trouvé
Source de vie depuis l’éternité
Abandonnée dans ce jardin,
Espérant toujours demain.
Qu'un bateau ramènera
L'espoir ou la blessure
Une croix de proëlla,
Terrible déchirure,
Ou le retour de leurs amours
Disparus depuis tant de jours,
Et reviendra le temps du rire
Temps qui passe, et repartir...
Le vent balaie les souvenirs,
Hier s’enfuit déjà,
Dans le sillage d’un navire
Nommé l’Enez Eussa.
On le vit danser sur la mer,
Ramenant de la grande terre
Plus que le pense avait donné
Depuis des milliers d’années.
Au croisé des grands courants
Sur un tapis d'écume,
Nous quittons l'ile d'Ouessant
Dans son manteau de brume
Débarquant sur le quai de Brest
L'âme noyée de ses richesses
Nous étions comme tous ses enfants
Exilés au continent.
Auteur : Martine RIVES - Compositeurs : Serge RIVES et Michel BROUARD
BANLIEUE BLEUE
A ces gamins qu'ont l'mal de vivre,
Qui tournent en rond dans leur banlieue
Et qui attendent qu'on les délivre
D'un monde qui n'est pas fait pour eux.
A ces gamins un peu largués,
Qui usent leurs pompes sur le trottoir,
A danser l'rap de leur cité
A chanter l'blues de leur histoire
Refrain :
Je voudrais dire, oh, je voudrais dire
Ecrases ton joint, ouvres tes yeux !
Viens, nous on est des gens heureux !
Viens respirer un peu d'nature,
T'auras ton orverdose d'air pur
Viens sur la mer et tu verras,
Le monde n'est pas si moche que çà,
Ecrases ton joint ouvres tes yeux !
On va s'éclater dans du bleu,
Dans le sillage du Tao,
On peut repartir à zéro.
A tous ces gosses qu'on a rangés,
Dans l'mème quartier pour être peinard
Et que la violence a troqué,
Contre une poignée de désespoir.
Ces gosses qui planquent au fond d'leurs poches,
Un peu de poudre à s'évader,
Pour effacer quelques taloches,
Qu'l'intolérance leur à flanquées
Refrain
A ces enfants dont l'horizon,
Finit sur des fresques en couleurs,
Sur des dessins d'oiseaux bidons
Au pied d'un arc-en-ciel qui pleure
A ces enfants dont l'paysage
Est peint sur un mur de béton,
Ou posé derrière le grillage
De quelques fleurs sur du gazon.
Refrain.
Auteur : Martine RIVES - Compositeurs : Serge RIVES et Michel BROUARD
Arrangements : Michel BROUARD
SUR LES AILES DU GOELAND
Comme le vol du goéland,
Qui voit de si haut, l’océan,
Je voudrais m’envoler
Tu voudrais t’envoler
C’est sur les ailes du goéland
Dominant l’immense océan
Que je vais m’envoler
Que tu vas t’envoler.
Echapper à ce monde fou,
Où l’on avance à genoux,
Qui nous est imposé.
Qui nous est imposé
Echapper à devenir fou,
Pour ne plus vivre à genoux,
Et puis me reposer.
Et puis te reposer.
REFRAIN :
Ne pars pas trop loin
Dans ce monde éclatant,
Et surtout, reviens,
De ces lieux enivrants,
Ne perds pas en chemin,
Ta corde d’argent,
Elle n’est pas sans fin
Dans ce monde troublant.
Découvrir des lieux interdits,
Aller là où le cœur m’en dit,
Toucher ma liberté.
Toucher ta liberté
Effacer tous les interdits,
Aller chercher d’autres folies
Et boire ma liberté.
Et boire ta liberté.
Aux confins des vents alizés
Pour que l’azur soit à mes pieds,
Et pouvoir m’y baigner.
Et pouvoir t’y baigner
Jusqu’au bout des vents alizés,
Pour sentir l’azur sous mes pieds,
Et puis m’en habiller.
Et puis t’en habiller.
REFRAIN
En me serrant contre ses ailes,
Je veux toucher le toit du ciel,
Et dans les flots, plonger.
Et dans les flots plonger.
M’allonger sur ses larges ailes,
M’endormir dans les draps du ciel,
Et me laisser bercer.
Et te laisser bercer.
Mais voilà que j’ouvre les yeux,
Le bateau vogue, et c’est heureux,
Je viens de m’éveiller.
Tu viens de t’éveiller
Mais se réveillent enfin mes yeux,
La mer est toujours aussi bleue,
Et je suis enivrée.
Et tu es enivrée.
REFRAIN
Ce rêve était hallucinant,
Et je regarde droit devant,
Je suis émerveillée.
Tu es émerveillée.
Tout près, là, sur le pont avant,
Vient se poser un goéland,
Celui dont j’ai rêvé.
De lui, tu as rêvé.
Je reconnais ses yeux troublants
Ses ailes et son cri déchirant
C’est lui dont j’ai rêvé.
De lui tu as rêvé.
Tout près, là, sur le pont avant,
Il me regarde tendrement,
Il revient me chercher.
Il revient te chercher.
REFRAIN.
Le jour de mes 40 ans,
je dédie cette chanson à Guy PLAS, mon père, qui a fait le choix de bâtir des cathédrales pour que s’élève la pensée humaine.
Je rends hommage à son âme consciente ou inconsciente qui,
comme les ailes du goéland,
s’est élevée dans les plus hautes couches de l’astral, là où règne, la connaissance,
l’amour, la tolérance, et la lumière.
C’est là, mon plus bel héritage.
MARTINE
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Michel BROUARD
DEDE
Mon vieux Dédé, ça fait vingt ans,
Que tu l’construis, ton grand voilier,
Qu’tu vas souvent au bout du quai,
Voir si la mer est caressante.
Mon vieux Dédé, ça fait une paille
Que tu nous dis qu’tu mets les voiles,
Qu’tu vas traîner au bout d’la cale,
Voir si les flots sont à l’étale.
REFRAIN :
Mais quel âge ça t’fra
Quand y partira,
Ton sacré rafiot,
Ho Hisse et Haut
T’as encore la pêche,
Mais faut q’tu dépêches,
De larguer tes amarres
Avant qu’y soit trop tard
Il faudrait, Dédé,
Qu’tu sois plus pressé,
Si tu veux pas partir,
Avant ton navire.
Tu prends des notes et traces des lignes
Avec ta règle et ton compas,
Sur ta collection d’cartes marines
Pour être prêt, quand tu t’en iras
Tu collectionnes aussi l’espoir,
C’est vraiment tout c’qui t’rend heureux,
Et là, au fond d’ton vieux hangar,
Tu rêves du matin des adieux.
REFRAIN
Quand tu t’entraînes à faire le point
Tu prends l’clocher pour un amer
Au milieu du champs du voisin,
Tu t’imagines que t’es en mer.
Faut dire que ton rêve est si fou
Qu’personne n’y croit dans ton village,
Mais toi, t’as renoncé à tout
Pour être sûr de l’faire ton voyage.
REFRAIN
Avec l’argent d’ta p’tite bicoque,
Que t’as vendue l’année dernière,
Ca t’a permis d’finir la coque,
Et d’achever le pont arrière.
Mais pour finir le pont avant,
Faire la cabine et les deux mâts
Et puis monter tout le gréement
Y’a pas mal de temps qui passera.
REFRAIN
Tu les as tous, sur l’étagère,
Les numéros d’voiles et voiliers
Sur tes murs y’a tous les posters
de toutes les grandes traversées.
Y’a pas Florence, ça c’est curieux !
Faut dire qu’les dames, c’est pas ton fort,
La tienne n’a pas su t’rendre heureux
C’est pour ça qu’t’as jamais d’remords.
REFRAIN