| Entre Ciel et Mer Cabaret du port Chagrin les pins Lorient Les vieux amants |
Pays du bout du monde
Mescalito Juliane Les îles Tao Robert Marie |
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Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
PAYS DU BOUT DU MONDE
Arrangements : Michel BROUARD
Pays du bout du monde, le granit est ta pierre,
Taillée par tes enfants à l'âme noble et fière,
Pour qu'au bout des chemins, jaillissent les calvaires,
Poussent croix et chapelles parmi tes fleurs d'ajonc,
Pour que tous les printemps conduisent les pardons,
De l'âme de ses saints qui ont donnés leur nom.
Et dans tes bois touffus, où sommeille Lankou,
Les lutins et les Elfes sont tous au rendez-vous
Pour danser et sonner bombardes et binious
Et ton ciel chargé par des nuages gris,
Où souvent le soleil s'accouple avec la pluie,
Pour nous donner tableau des couleurs de la vie.
Aux abords de tes landes balayées par les vents
Où fleurit le printemps et crient les goélands,
S'étend ta grande plage, que lèche l'océan
Tous tes clochers tombés par la révolution,
Que des femmes en noir portent sur leur chignon,
Accrochés d'un ruban qui serre leur menton.
Tels des bras tendus s'élevant vers le ciel
Dans la blancheur fragile des plus belles dentelles
Ondulant sous leurs pas à la hanche rebelle.
Ces cheveux gris tendus, sur visage plissé,
De sillons et de rides profondément marqué
Où coulent les douleurs de tout le temps passé,
A scruter l'horizon de leur regard bleu clair,
On peut lire dans leurs yeux que reflète la mer,
Le souvenir brûlant des marins de naguère.
Partant et revenant sur ces bateaux de bois,
Qui firent leur malheur plus souvent que leur joie
Qui ne partirent plus ou ne revinrent pas
Pays du bout du monde, le granit est ta pierre,
Je suis de tes enfants et je chante prière
Pour que demain encore se souvienne d'hier.
Auteur : Martine RIVES / Compositeur : Serge RIVES
Arrangementss : Michel BROUARD
JULIANE
Tu en avais pourtant rêvé,
En restant là, tisser ta toile,
Comme les oiseaux, de t'envoler
Pour voir de plus près, les étoiles.
Tu en as fait de longs voyages,
Toujours plantée sur ton rocher,
Entre la mer et les nuages,
Mais tu as choisi de rester.
REFRAIN : Sur ton île, dans ta maison tranquille,
Au coeur de ton jardin, toi Juliane,
Tu as l'âme des femmes de marins.
Tu as songé à d'autres routes,
Des questions, tu t'en es posées
Mais de tes certitudes aux doutes,
Tu n'as jamais su t'échapper.
Tu as semé sur ton chemin,
Fleur de tendresse, rose d'amour,
Mais tu as choisi le destin,
De te réveiller chaque jour.
REFRAIN
Belle Juliane, c'est aujourd'hui,
Que pour toi nous levons nos verres,
Et que nous te disons, merci,
Pour ton sourire et pour tes guerres.
Devant toi, cinquante bougies,
Eclairent de feu ton doux visage,
Un demi-siècle de ta vie,
Est planté là, sur le rivage.
REFRAIN
Auteur : Martine RIVES / Compositeur : Serge RIVES
Arrangements : Michel BROUARD
LES ILES
REFRAIN : Est-ce bien à Rome que vont tous les chemins
Y'en a, je crois, bien connus des marins,
Qui vous feront quitter la ville,
Et vous mèneront sur la route des îles.
C'est toujours terre abandonnée
Que quelques hommes exilés,
Ont su garder dans leur âme,
Pour que jamais ne meurent ces dames
Dames si belles entourées par les flots,
Vous êtes là pour tous ces matelots,
Qui vous ont quitté un jour,
Pour vivre ailleurs d'autres amours.
REFRAIN
J'aime le vent soufflant sur tes landes,
Nous amenant, insaisissable offrande,
Dans le cri des mouettes et des goélands,
Bien des nouvelles de l'océan.
Et puis ta côte déchirée qui gronde,
Tes petits ports colorés qui se fondent,
Dans la brume du petit matin,
Sur le départ des premiers marins.
REFRAIN
Et le soleil éclatant tes genêts,
Tous tes ajoncs et tes fleurs de Mai
Dont les couleurs changent lentement,
Dans la douceur des soirs couchants.
Et quand la pénombre envahit le ciel,
De ces plus beaux couchés de soleil
On peut sentir envahir les prés,
La douce odeur des algues et des marées.
REFRAIN
Et quand la nuit vient frôler la mer,
Et que s'éteint chaque lumière,
On pourra voir scintiller bientôt,
Celle de ton phare et de quelques bistrots.
Bristots d'où s'échappent de vielles chansons,
Et puis parfois un air d'accordéon,
Qui vous rappellera soudain,
Ce que sont les iles, dans le coeur des marins.
REFRAIN
Auteur : Martine RIVES / Compositeur : Michel BROUARD
Arrangements : Michel BROUARD
MESCALITO
De l'autre côté du miroir,
Que nous tendait Mescalito,
Nous avons vu le monde start,
De ce pays de fandango
Et quand nos pas nous ont mené,
Dans ce tourbillon de démence,
Nous étions là comme écorchés
Devant la haine et la violence.
Nous avons vu, je te le jure,
Monter de la foule en fuégo,
Des hommes chanter leurs blesssures,
Et nous les offrir en bravos.
Un gosse assis sur un trottoir,
Criait de son accordéon,
Les notes du grands désespoir,
Qui peut naître d'une chanson.
Et sous un ciel qui pleurait,
Les larmes d'un peuple en délire,
Milliers de parapluies s'ouvraient,
Pour mieux couronner danses et rires.
Et tous ces feux se reflétant,
Où se touchaient la terre et l'eau,
Faisaient offrande à l'océan,
De ces lumières, de ces bateaux.
De cette révolte qui gronde,
De ces drapeaux, de ces tambours,
On gravit les marches d'un monde,
Où guerre devient geste d'amour.
Mais l'autre côté du miroir,
Nous a légué de cette nuit,
La clef de cet autre regard,
De l'enfant découvrant la vie.
Chanson pour toi, San Sébastian,
Nous promettons qu'un jour bientôt,
Nous reviendrons par l'océan
Sur un bateau nommé Tao.
Auteur : Martine RIVES / Compositeur : Serge RIVES
Arrangementss : Michel BROUARD
TAO
LARGUER DEVANT - LARGUER DERRIERE - HISSEZ LES VOILES !
C'est pas les rives lointaines
Ni le chant des sirènes
Qui t'emmèneront demain.
C'est pas le goût du partir,
Ni le désir de fuir
Qui t'emmèneront au loin.
REFRAIN : C'est le Tao de l'amour
C'est l'amour de la mer,
Petite coque de noix ballotée,
Sur un chemin qui n'est pas tracé.
C'est pas le soleil tropic,
Ni les eaux pacifiques,
Qui t'envoient vers les flots,
C'est pas les iles dorées,
Aux rythmes endiablés
Qui poussent ton radeau.
REFRAIN
C'est pas les lames brisées,
Ni les brises d'été,
Qui te mènent au galop,
C'est pas la force du vent,
Ni les grands requins blancs,
Qui poussent tes chevaux.
REFRAIN
C'est pas la folie des hommes,
Ni ta vie monotone,
Qui te fait quitter grève.
C'est pas le goût d'aventures
Ni la haine des murs,
Qui te donnent le rêve.
REFRAIN
C'est pas les désirs cachés,
Des hommes oubliés
Qui te donnent des ailes,
C'est pas les chaudes nuits d'été,
Ni le soleil éclaté
Qui dessinent ton ciel.
REFRAIN
Auteur : Martine RIVES / Compositeur : Serge RIVES
Arrangementss : Michel BROUARD
ROBERT-MARIE
REFRAIN : Robert-Marie, c'était ton dernier voyage,
Ton dernier cri, semble aujourd'hui fermer la page.
Si l'on pouvait savoir le nom,
De celui qui t'a caressé,
Ce soir de fête ou de frisson,
Où fleurit la nouvelle année,
Si c'est la roche ou bien les flots
Dans leur furie qui t'ont brisé
Ou bien si c'est autre bateau,
Qui dans tes flancs, s'est écrasé.
REFRAIN
Quand ton dernier morceau d'étrave
A disparu dans la fureur,
Tu as laissé dans ton sillage,
Les cris de tes hommes qui meurent,
Cris qui pourraient peut-être encore
Nous porter dans souffle du vent,
Ce que te réserva le sort
En ce matin du nouvel an.
REFRAIN
Et puis bientôt, dame misère
Pointa son nez comme chagrin,
Dans la blessure de ces mères,
Et à ces vingt-huit orphelins.
Et si l'enfer a épargné,
La vie d'un jeune matelot,
Le souvenir a emporté,
Son âme tout au fond des flots.
REFRAIN
Quand au matin de leur départ,
Le dernier signe de leur main
Disparu dans l'épais brouillard
C'était un adieu pour demain
On ne soucie plus du sort,
De ces veuves aux larmes de sang
Versées dans l'écume de mort,
Elles sont aveugles à l'océan.
REFRAIN
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Michel BROUARD
Arrangementss : Michel BROUARD
AVEC TOI ENTRE CIEL ET MER
Avec moi, entre ciel et mer,
Si loin des misères, et tu vois,
Avec moi, entre ciel et mer,
S'éloigner la terre, on est roi,
Tous les deux, de ce grand désert,
En cet univers de vent bleu.
Viens là-bas, entre ciel et mer,
Si loin de leurs guerres, et crois-moi,
Dans nos voix, entre ciel et mer,
L'ombre de la terre s'en ira.
Berceau de nos musiques,
Où naissent nos chansons,
Des notes aquatiques,
Flottent sur l'horizon, entre ciel et mer.
Avec moi, entre ciel et mer,
S'éloigne la terre, on est roi,
Tous les deux, de ce grand désert,
En cet univers de vent bleu.
Viens là-bas, entre ciel et mer,
Si loin de leurs guerres, et crois-moi,
Dans nos voix, entre ciel et mer,
L'ombre de la terre s'en ira.
Chemin de nos amours,
Sur ce bateau de feu,
Qui nous mène toujours,
Vers l'horizon des dieux, entre ciel et mer.
Avec moi, entre ciel et mer,
Regardes la terre qui s'en va,
Dans nos yeux, brillent les lumières,
De cet univers, de vent bleu.
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Serge RIVES
Arrangementss : Michel BROUARD
CABARET DU PORT
Pour un frisson d'amour,
Ou pour une amertune,
On plante au petit jour,
Sous un croissant de lune.
Pour un soir de grisaille,
Qui vous prend tout-à-coup,
On vit des nuits canailles,
A petit pas de loup.
REFRAIN : Tout ça, c'est quand on ne sait pas
Où pourraient vous mener vos pas
Dans la chaleur et le décor,
Du petit cabaret du port.
Pour un navire qui part,
On peut jouer le prélude,
Et se coucher le soir
Dans lit de solitude.
Ou l’on peut écouter
Qui vous enchante coeur
La musique sacrée
D’un sentiment qui meurt.
REFRAIN
Quand le cafard vous prend
Et que sourire s’en va,
On peut tuer le temps
Sur un air de java.
En se laisser crouler
Sous des mousses de bière
Pour un peu oublier
Les souvenirs amers.
REFRAIN
Pour un brin de folie,
Une envie de crier,
Il peut vous prendre envie
De se poudrer le nez
Ou bien de s’éclater
Dans le délire brumeux
D’une douce fumée
Et puis se croire heureux.
REFRAIN
Auteur : Dominique POMEL - Compositeur : Serge RIVES
Arrangementss : Michel BROUARD
CHAGRIN LES PINS
Chagrin les pins, tout au bord de l'hiver,
Le chèvrefeuille, les touristes partis
Dans les rues vides, on se cogne à la mer,
Les papiers gras et puis les confettis.
Le bar-tabac, on en a fait son deuil,
Il n'ouvre plus que le dimanche matin ;
Dans le ciel bas, une mouette fait la gueule,
Elle plane un peu et va pleurer plus loin.
Le marchand de vélos a tiré ses volets,
Les parassols ont regagné leur coin.
Sur les terrasses, aujourd'hui, on dirait,
Que les amours attendent le dernier train.
Chagrin les pins, tu as tourné la plage,
Je t'ai écrit à l'adresse indiquée,
Dans ce Paris où tu dois m'oublier
Comme un oiseau qui retrouve sa cage.
Ici, tu vois, je suis le dernier client,
De cet hôtel aujourd'hui déserté,
Et le patron, c'est normal, fait semblant,
D'être toujours aussi débordé.
Chagrin les pins, c'est l'envers du décor,
C'est la médaille qu'on n'a pas méritée ;
C'est l'amour fou, contre le corps à corps,
Mais c'est aussi l'amour ou l'amitié.
Quand vient la nuit, boulevard de la jetée,
Les lampadaires n'éclairent vraiment plus rien.
Comme les bougies, pour un anniversaire,
On souffle tout et on se croit malin.
Chagrin les pins, tu as tourné la plage,
Je t'ai écrit à l'adresse indiquée,
Dans ce Paris, où tu dois m'oublier,
Comme un oiseau qui retrouve sa cage.
Auteur : Martine RIVES - Compositeur : Michel BROUARD
Arrangementss : Michel BROUARD
LORIENT
Il est une cité, qu'on nommait Faouëdic
Où trinquent encore danseurs, poètes et musiciens,
Aux croisées des chemins de rencontres celtiques,
Dans l'ivresse des nuits où s'éclate la fête.
Il est une cité au souvenir d'Orient,
En pays de Bretagne, debout devant la mer,
Où riches porcelaines arrivèrent dans les flancs,
De grands galions des Indes, qui, Lorient la nommèrent.
REFRAIN Lorient !!!! C'est dans tes eaux,
Que j'ai jeté tous mes drapeaux,
Lorient !!!!, c'est dans ton ciel,
Que j'ai planté tout mon soleil.
Il est une cité, sur rives de Bretagne,
Mouillée de trois rivières qui se perdent en ses flots,
Là où la terre et l'eau sont devenues compagnes,
Unies dedans sa rade où sillonent bateaux.
Il est une cité où vivent des marins,
Militaires ou marchands, pêcheurs, aventuriers,
Qui des ports au grand large se cornent en chemin,
Debouts sur leur navire ou leur fier chalutier.
REFRAIN
Il est une cité, reconstruite au matin,
De la fin d'une guerre sur les ruines du temps,
On la fit ville neuve et cité de demain,
D'un blanc plus éclatant que ses oiseaux du vent.
Il est une cité où les plus grands voiliers,
Se préparent à partir pour des courses lointaines,
Jusqu'au coup de canon, ils sont accompagnés
De milliers de bateaux qui chantent leur sirène.
REFRAIN
Auteur : MARTINE RIVES - Compositeur : SERGE RIVES
Arrangementss : MICHEL BROUARD
LES VIEUX AMANTS
Vous deux, les vieux amants,
Dites-nous comment faire,
Pour qu'au bout de trente ans
Vos coeurs encore se serrent.
Vous avez traversé,
Bien des chemins de guerre
Qui vous ont amené
Vers des plaines amères,
Les grandes solitudes
Bannies depuis longtemps,
Sans jamais certitude,
De s'aimer à plein temps.
Car lui était marin
Et elle tuait le temps
Jusqu'au petit matin,
Du retour du printemps ;
Car elle était chagrin
Et haïssait les vagues,
Qui emportaient au loin
La moitié de son âme.
Vous deux, les vieux amants,
Vous écoutez toujours,
Les voix de vos enfants,
Qui vous quittèrent un jour
Et vous voulez pour eux,
Des milliers de demains
Qui n'ont pas été ceux,
Qui dessoudaient vos mains.
Vous deux, les vieux amants,
Qui avez tant donné
Prenez-le donc le temps
De ne plus vous quitter ;
Vous deux, les vieux amants
Qui avez tant donné,
Prenez-le donc le temps,
D'enfin vous regarder.